Par

Ugo Maillard

Publié le

24 févr. 2026 à 17h32

L’annonce de sa liste était attendue. Éric Ciotti a dévoilé les noms de ses 70 colistiers dans le cadre de sa campagne pour les élections municipales de 2026 à Nice (Alpes-Maritimes). Le président de l’UDR mène la liste « Le meilleur est à venir ». Une liste dont le dépôt a bien été acté par les services de la préfecture, malgré un refus préliminaire.

Du côté de ses opposants et des suiveurs de la campagne, la présence ou non d’élus Rassemblement national a été particulièrement scrutée. Et pour cause. Éric Ciotti a reçu le soutien du parti d’extrême droite, mais souhaite prôner un programme et une liste qui vont au-delà des clivages politiques en rassemblant des forces de différentes sensibilités idéologiques. Dernier coup de force en date du député des Alpes-Maritimes, le ralliement de Jean-Marc Governatori, l’autoproclamé écologiste du centre.

Un argument que réfutent Christian Estrosi et les deux listes de gauche (Unis pour Nice et Nice Front Populaire) indiquant, depuis le début de la campagne, être opposées à un candidat d’extrême droite.

Huit cadres du RN

Pour Éric Ciotti, en tête du premier sondage publié à Nice pour les élections municipales, sa liste « est d’abord celle du rassemblement ». « Elle ressemble à notre ville : plurielle, diverse, ouverte », développe-t-il. Présentée officiellement le dimanche 22 février 2026, la liste des colistiers accorde huit places à des membres du Rassemblement national.

Voici les huit cadres du RN présents :

  • Benoît Kandel
  • Muriel Vitetti
  • Marie-Automne Peyregne
  • Elisabeth Parreins
  • Léa Viano
  • Laurent Merengone
  • Jean-Marie Benguettat
  • Norbert Marqeyrol

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Les élections municipales 2026

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« Une liste sans étiquette »

Le nom le plus médiatique et le plus haut placé dans la liste est celui de Benoît Kandel. Le responsable de la section niçoise du RN est un ancien 1ᵉʳ adjoint de Christian Estrosi.

« Il ne faut pas oublier que lors des élections européennes de 2024, nous avons fait 32 % à Nice, un Niçois sur trois », rappelle Benoît Kandel, à l’AFP. Cet ancien colonel de gendarmerie figure en position éligible sur la liste puisqu’il est 11ᵉ.

« C’est une liste sans étiquette, qui rassemble des candidats de toutes origines politiques, essentiellement des familles politiques de la droite autour de l’alliance que j’ai fondée entre l’UDR et le RN, mais il y a aussi des gens qui ont appartenu à l’UDI, et Jean-Marc Governatori qui conduisait pour la gauche la liste aux dernières municipales », justifie le député niçois auprès de l’AFP, qui réunissait dimanche ses colistiers pour une photo de famille.

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