C’est incroyable cette résilience, glisse Franck Robine aux membres de la protection civile, de la gendarmerie et des services municipaux, mardi 24 février 2026, à Guipry-Messac. Alors que la décrue se poursuit, le préfet d’Ille-et-Vilaine et de Bretagne est venu rencontrer les sinistrés et remercier les équipes mobilisées depuis plusieurs semaines. C’est souvent lorsque l’eau commence à redescendre que c’est psychologiquement difficile. C’est important de leur montrer qu’ils ne sont pas seuls.
Sur place, bénévoles et employés municipaux sont encore à pied d’œuvre, ce mardi après-midi, pour tout nettoyer. Un agriculteur a notamment été missionné pour laver une partie du quai avec sa tonne à eau. Il faut absolument le faire avant que la boue sèche, explique Thierry Beaujouan, le maire. La commune se mobilise avant, pendant et après les inondations.
Les bénévoles de la protection civile ont été appelés en renfort, lundi 23 février 2026, pour épauler les sinistrés. | OUEST-FRANCE
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Les bénévoles de la protection civile ont été appelés en renfort, lundi 23 février 2026, pour épauler les sinistrés. | OUEST-FRANCE
« Tirer des enseignements »
Devant la crêperie du port, où l’eau est montée à plus de 60 cm, le préfet échange avec Christian Peltais, bénévole. On a un groupe de discussion avec tous les voisins pour se coordonner et s’entraider. Mais il va falloir trouver des réponses à l’avenir : désartificialiser les sols, mettre en place des retenues d’eau, des barrages anti-inondations… On a besoin d’actes et de cohérence au niveau départemental.
Franck Robine et Thierry Beaujouan, face à Anne et Christian, bénévoles, qui ont aidé au nettoyage de la crêperie du port. | OUEST-FRANCE
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Franck Robine et Thierry Beaujouan, face à Anne et Christian, bénévoles, qui ont aidé au nettoyage de la crêperie du port. | OUEST-FRANCE
Franck Robine esquisse des solutions : C’est aussi de ma responsabilité, avec le sous-préfet, de comprendre de quoi on a besoin et quels enseignements tirer. On va essayer de voir ce qui fonctionne, notamment tester les barrages anti-crues installés à Redon par la sécurité civile. On va aussi voir avec l’Établissement public territorial de bassin Eaux & Vilaine quelles sont les possibilités de curage du fleuve, complète Thierry Beaujouan. La dernière fois, c’était en 2004, et ça avait coûté 1,4 million d’euros.
Le Plan communal de sauvegarde, déclenché le 21 janvier, a été mis en veille, ce mardi.