Laser propreté, Atalian, Onet : le catalogue des entreprises qui ont nettoyé, avec plus ou moins de succès, les rames de métro et les stations de Marseille est très long. Le contrat de la première – Laser propreté – avait été rompu par la RTM en 2024 après des mois de grève et le marché de la seconde – Atalian – avait aussi été résilié en juin dernier, au bout de moins d’un an d’exercice, en raison de « prestations non conformes » aux attentes de la régie métropolitaine. Jusqu’en janvier, c’est donc la société Onet qui avait été réquisitionnée pour nettoyer une partie des rames et des stations.
Enfin de vrais standards de propreté dans le métro ?
Le nouvel appel d’offres, publié fin juin, a enfin trouvé preneur : depuis quelques jours, trois entreprises se partagent le travail dans les 31 stations de métro que compte Marseille. Avant l’attribution de ces trois nouveaux marchés, une seule société s’occupait des stations et de toutes les rames pour un résultat rarement aligné sur les normes d’hygiène.
Pour cinq ans, ce sera donc Videal qui sera prestataire pour le nettoyage des rames, effacer les tags et entretenir les voies. Élise Méditerranée s’occupera de collecter les déchets et Nea Paca sera chargée de garantir la propreté des stations. La RTM précise que ces trois entreprises emploient des personnes en réinsertion ou en situation de handicap, comme cela avait été annoncé durant l’été dernier.
Est-ce là la fin de plusieurs années d’errances en matière de propreté dans la seconde ville de France, de sols noirs de crasse et de poubelles qui débordent ? Depuis trois ans, aucun des prestataires n’a tenu plus de deux ans.