Ce mardi 24 février, Sébastien L., syndiqué CGT-Spectacles, comparaissait devant le tribunal de Lyon pour avoir refusé de déverrouiller son ordinateur en garde à vue. C’est surtout la raison de cette interpellation, juste avant le mouvement « Bloquons tout », qui a été débattu, sur fond de liberté syndicale.

Pierre Lemerle

Publié le 25 février 2026  ·  

Imprimé le 25 février 2026 à 07h35  ·  

5 minutes

« La prévention ne relève pas d’une infraction pénale. » De façon efficace, c’est avec cette affirmation de l’avocat Olivier Forray qu’on pourrait résumer l’audience qui s’est tenue, ce mardi 24 février, dans la sixième chambre du tribunal de Lyon. Devant une salle de militants et de syndicalistes, Sébastien L., syndicaliste CGT-Spectacle, comparaissait pour « refus de remettre aux autorités judiciaires ou de mettre en œuvre la convention secrète de déchiffrement d’un moyen de cryptologie ».

Une formulation juridique alambiquée pour des faits pourtant simples, souvent reprochés aux manifestants arrêtés : le refus de déverrouiller son ordinateur. Mais derrière ce procès somme toute anecdotique, c’est l’objet (vide) de la garde à vue du syndicaliste, à la veille du mouvement « Bloquons tout », qui a alimenté les débats.

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