DÉCRYPTAGE – La plupart des recherches en génétique des addictions se sont jusqu’ici concentrées sur les facteurs de risque. Cette étude adopte une approche inverse.

Pourquoi certains fumeurs parviennent-ils à se limiter à une ou deux cigarettes par jour quand d’autres en consomment rapidement un paquet ? L’explication se trouve en partie dans la génétique. L’ADN jouerait un rôle pour 50 % dans la dépendance à l’alcool ou au tabac. L’autre moitié est attribuée à des facteurs dits « environnementaux », tels que le contexte culturel, le milieu social ou encore les politiques de santé publique.

Des chercheurs apportent aujourd’hui un nouvel éclairage sur ces prédispositions génétiques. Dans une étude publiée dans Nature Communications, ils montrent qu’une mutation rare du gène CHRNB3 est associée à une moindre dépendance à la nicotine et, par conséquent, à une consommation plus faible de tabac. L’équipe du Regeneron Genetics Center, en collaboration avec l’Université nationale autonome du Mexique et l’Université d’Oxford, a analysé les données génétiques de près de 38.000 fumeurs mexicains.

Une mutation qui donne envie de moins fumer

La plupart des recherches en génétique des addictions…

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Le Figaro

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