© Shutterstock - Trois membres présumés du Bloc ont été arrêtés et placés en garde à vu à Montpellier.

© Shutterstock – Trois membres présumés du Bloc ont été arrêtés et placés en garde à vu à Montpellier.

Depuis le décès de Quentin Deranque à Lyon, une attention toute particulière est portée sur les groupes d’ultradroite et d’extrême gauche. A Montpellier, trois membres présumés de d’un groupe d’ultradroite visé par une procédure de dissolution ont été placés en garde à vue, mardi 24 février. 

Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans l’agression de plusieurs clients d’un bar à Alès dans le Gard. 

Trois hommes soupçonnés d’être membres du groupe d’ultradroite « Le Bloc montpelliérain »

Par « pure coïncidence », ces trois jeunes hommes, l’un âgé de 23 ans et les deux autres de 25 ans, avaient été convoqués de longue date ce 24 février au commissariat central de Montpellier. Ils devaient répondre de faits s’étant déroulés au bar « Le Prolé », fréquenté par des militants de gauche, lors de la feria d’Alès en mai 2025, a indiqué à l’AFP le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini.

Le procureur a tenu à souligner qu’il n’y avait aucun lien avec le décès du militant d’extrême droite Quentin Deranque, le 14 février à Lyon. Tout comme la procédure de dissolution du groupe d’ultradroite dont font partie les trois personnes interpellées. Elle était déjà engagée contre le « Bloc montpelliérain » auquel appartiendraient les trois hommes placés en garde à vue, ainsi que contre un groupe d’ultragauche. 

Le Bloc montpelliérain avait réagit à la procédure de dissolution et fait allusion à la mort de Quentin Deranque, dans un communiqué publié sur sa page instagram : « Nous découvrons avec étonnement que l’Etat a choisi cette période de deuil pour acter, dans les prochaines heures, la dissolution de notre mouvement. » 

Les trois hommes reconnus par des témoins à cause de « tatouages nazis »

ils « contestent leur participation aux faits de violence dans le bar Le Prolé. Ils contestent aussi le fait d’appartenir au Bloc Montpelliérain », a expliqué le procureur d’Alès, qui décidera mercredi à l’issue de leur garde à vue s’il y a lieu de les poursuivre pour violences aggravées.

Selon plusieurs témoins, les militants du Bloc montpelliérain avaient réfuté, via le compte instagram du groupuscule, avoir participé aux actions à Alès. Des personnes présentes ont en revanche affirmé avoir reconnu des membres grâce à leurs « tatouages nazis ». 

Le communiste Fabien Roussel avait dénoncé une forme de « complaisance », de la part de François Bayrou lorsqu’il était ministre, pendant les faits à Alès en mai 2025. «  »Il faut dissoudre ces groupuscules. C’est une idéologie qui est condamnée dans notre pays, qui est interdite depuis 1945 », avait-il sommé.