« Ils tuent leurs propres hommes » : en Ukraine, l’armée russe accusée d’exécuter ses soldats
L’Union européenne (UE) veut adopter un un vingtième « paquet » de sanctions contre la Russie depuis son invasion de l’Ukraine le 24 février 2022, ainsi qu’un prêt européen de 90 milliards d’euros pour financer en 2026 et 2027 les besoins militaires et financiers de l’Ukraine.
Mais M. Orban, proche de Vladimir Poutine, bloque les deux projets, si Kiev ne restaure pas les livraisons de pétrole russe à travers l’oéloduc Droujba, endommagé par des frappes russes en janvier.
La Hongrie n’a pas cherché à diversifier réellement les importations d’hydrocarbures de son pays depuis le déclenchement de l’offensive russe en Ukraine en février 2022.
« Prendre en otage le destin de l’Ukraine »
« Nous sommes tous conscients de la période délicate que peuvent représenter des élections », a ajouté M. Prévot, alors que le dirigeant hongrois nationaliste est devancé par un candidat d’opposition dans les sondages avant les législatives du 12 avril.
« Mais de là à oser prendre en otage le destin et les besoins de l’Ukraine, de sa population dans un contexte de guerre, ça me semble être une ligne rouge », a-t-il ajouté, alors que le Premier ministre hongrois a l’habitude de défier l’Union européenne sur le sujet.
Invitée à Kiev mardi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a assuré que l’UE accordera le prêt à l’Ukraine « d’une façon ou d’une autre », en dépit du blocage de Budapest.