Elle représentait un espoir pour tous les malades de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou « maladie de Charcot ». Leah Stavenhagen, ancienne sportive, avait été diagnostiquée en 2019. Alors âgée de 26 ans, elle avait commencé à ressentir des premiers symptômes, des crampes et des faiblesses musculaires dans les jambes. Après avoir consulté une succession de médecins, de kinésithérapeutes et de neurologues, elle a finalement été diagnostiquée de la SLA.

La maladie neurodégénérative se traduit par une paralysie progressive des muscles et des troubles de la motricité. Se caractérisant d’abord par une faiblesse musculaire localisée, la maladie se propage progressivement dans tout le corps jusqu’à atteindre les muscles respiratoires. L’espérance de vie des patients varie en moyenne entre 3 et 5 ans, quoique certains peuvent survivre pendant plus de 10 ans.

Leah Stavenhagen a, elle, survécu pendant sept ans grâce au traitement expérimental dont elle a pu bénéficier, avant de perdre la vie.

Un traitement expérimental à base de cellules souches T régulatrices

Elle avait été la première patiente à faire partie d’un essai clinique pionnier contre la maladie de Charcot. Mené par une équipe de chercheurs américains, l’hypothèses des neurologues était que « les patients de la maladie de Charcot ne disposent pas de suffisamment de cellules souches T-régulatrices. Autrement appelées lymphocytes T régulateurs (T-reg), ces cellules sont une sous-population…

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