Diagnostiqué d’un grave cancer de la prostate, Pepe Espino, un homme vivant en Catalogne (Espagne), est aujourd’hui contraint de retourner au travail. Malgré les rapports détaillés de ses spécialistes qui attestent qu’il est dans l’incapacité d’exercer une activité professionnelle, la Sécurité sociale refuse de lui reconnaître une invalidité permanente, rapporte le média local 3Cat.

L’homme souffre depuis quatre ans d’un cancer de stade 4 avec métastases osseuses, pulmonaires et des tissus mous. « C’était un cas très atypique, très grave, et la clinique a rapidement compris la situation », a-t-il expliqué, précisant qu’on ne lui avait donné que cinq ans à vivre à l’époque.

Une consultation d’à peine vingt minutes

Pepe Espino a continué à travailler normalement durant les deux années suivantes. Ce sont finalement les lourds effets secondaires de son traitement qui l’ont obligé à se mettre en arrêt. En proie à une fatigue constante, il souffre également d’anxiété, de douleurs articulaires et de fourmillements dans tout le corps. « J’ai compris qu’il était inutile de continuer », a-t-il déclaré.

Mais sa situation a pris un autre tournant lorsqu’il a été convoqué par l’Institut catalan des évaluations médicales (ICAM). Il s’agissait alors d’une consultation avec un médecin qui n’a duré qu’une vingtaine de minutes. À l’issue, la Sécurité sociale a conclu qu’il était apte à travailler, malgré les rapports médicaux de la clinique faisant état de ses symptômes et de son traitement.

Il dépose un recours

Indigné par cette décision, le Catalan explique ne pas comprendre que « les rapports des médecins de la clinique, des personnalités éminentes » n’aient aucun poids. Son oncologue lui aurait confié n’avoir jamais vu une telle décision en trente-cinq ans de carrière.

Décidé à ne pas se laisser faire, Pepe Espino a déposé un recours auprès de la Sécurité sociale et de l’ICAM. Selon son avocat, s’il était amené à reprendre le travail, son client se retrouverait face à « des exigences en matière d’énergie, de compétences, de connaissances, de mémoire, émotionnelles et physiques qu’il n’est pas en mesure de remplir ». Son dossier est en cours d’instruction.