Par
Hugo Raynaud
Publié le
25 févr. 2026 à 19h22
; mis à jour le 25 févr. 2026 à 19h35
Prévue dans un premier temps pour fin 2025, puis 2027, l’usine de paracétamol dans le sud de Toulouse ne devrait finalement pas commencer sa production à grande échelle avant 2028, au mieux. Le placement en redressement judiciaire fin 2025 d’un des partenaires du projet, l’entreprise française Ipsomédic qui a breveté le procédé de fabrication, a rendu « caduc » le contrat de licence obtenu par la start-up toulousaine Ipsophène, confirme Actu Toulouse. La remise du certificat européen de pharmacopée pourrait dans ce nouveau calendrier intervenir fin 2027. Voici le nouveau calendrier du projet.
La fin des travaux prévue pour 2027
Jean Boher, le PDG d’Ipsophène, confirme à Actu Toulouse qu’ « Ipsomédic a déposé le bilan et n’a donc pas pu faire sa part du contrat ». Il précise que la production commerciale du paracétamol ne pourra commencer qu’en 2028. Selon lui, la construction de l’usine devrait se terminer en 2027, alors que les travaux sont actuellement à l’arrêt. « On prend le temps en 2026 de bien finir tous les essais pilotes », ajoute le patron de l’entreprise toulousaine.
La société souhaite toujours s’installer dans un bâtiment pharmaceutique désaffecté d’ArianeGroup sur l’île d’Empalot. Une plateforme industrielle serait ainsi créée. Elle regrouperait cette nouvelle usine et les activités Seveso (établissement industriel qui présente des risques d’incidents majeurs liés à des substances dangereuses, NDLR) déjà existantes d’ArianeGroup.
Un recours devant les tribunaux
Le redressement judiciaire d’Ipsomédic n’est pas le seul obstacle pour Ipsophène. Le Conseil d’État a décidé, le 6 février dernier, de renvoyer devant le tribunal administratif de Toulouse le recours déposé par plusieurs collectifs locaux pour empêcher le lancement des travaux de cette usine classée Seveso.
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Quatre comités de quartiers, ainsi que le Collectif Stop Nouveau Seveso estiment que l’emplacement de ce projet, situé à 800 mètres de l’ancien site d’AZF et à quatre kilomètres du Capitole, comporte des risques pour l’environnement et pour les riverains. Jean Boher assure, pour sa part, qu’il n’y a « pas de risque sanitaire pour la ville ou pour la nature, grâce à de nombreuses études menées en amont ».
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