
Pierre Hurmic maire de Bordeaux, Christian Prudhomme directeur du Tour de France et Brigitte Bloch vice-présidente de Bordeaux Métropole en charge du tourisme, des événements et des équipements métropolitains, inaugurent la ligne d’arrivée provisoire de l’étape de Bordeaux.
Fabien Cottereau / SO
« C’est un immense plaisir de voir le tour revenir à Bordeaux. Nous gardons un très bon souvenir de son passage en 2023, avec une très forte ferveur populaire », explique le maire Pierre Hurmic, quelques secondes après avoir coupé le ruban symbolique de la ligne d’arrivée. « Heureusement qu’on le fait cette semaine sinon nous aurions été sous l’eau », ironise l’édile sous le soleil.

Pierre Hurmic, maire de Bordeaux, et Christian Prudhomme, directeur du Tour de France après avoir découpé le ruban.
Fabien Cottereau / SO
Capitale des sprinteurs
Il y a trois ans, c’est le sprinteur belge Jasper Philipsen qui avait levé les bras sur les bords de la Garonne, devant le Britannique Mark Cavendish, dernier vainqueur à Bordeaux avant lui, en 2010. Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme se souvient de cette étape remportée par le recordman de victoires d’étapes sur le Tour : « Il avait tellement d’avance à l’arrivée qu’il s’était retourné trois fois pour chambrer ses adversaires. »

L’inauguration s’est déroulée sur le quai Louis-XVIII, en face de la place des Quinconces, où arriveront les coureurs le 10 juillet prochain.
Fabien Cottereau / SO
« C’est une terre spéciale pour le Tour de France, Bordeaux est la deuxième ville ayant accueilli le plus de fois le Tour derrière Paris », ajoute le directeur de la Grand Boucle, qui se remémore aussi les succès du Cannibale Eddy Merckx, quatre fois vainqueur à Bordeaux dans les années 1970. « C’est la capitale des sprinteurs », enchérit Christian Prudhomme.
En plus de son rôle dans l’histoire de la course, Bordeaux est aussi un atout dans la diffusion de l’évènement. « La prise de vue aérienne pour télévision est déterminante. Quand on est juste à côté de la Garonne, avec une ville classée au patrimoine mondial de l’humanité, ça a de l’allure », complète Christian Prudhomme.
Tour de France féminin
Un pedigree qui pourra permettre à Bordeaux de garder une place de choix lors des prochaines éditions du Tour de France. De quoi pouvoir rêver d’un grand départ ? « Ce n’est pas à moi qu’il faut demander », répond le directeur du Tour, qui précise qu’il y a plus de 300 candidatures chaque année pour seulement une trentaine de places.
« On travaillera là-dessus », indique sobrement de son côté Pierre Hurmic. « Il y a aussi le Tour de France féminin, ça fait partie des projets que l’on veut envisager sérieusement. Bordeaux s’honorerait d’accueillir un tel événement dans les années qui viennent », ajoute le maire écologiste.