Ce jeudi 26 février, tous les regards seront tournés vers
l’Olympia pour la 51e cérémonie des Césars. Si Camille Cottin en
assure la présidence, c’est Benjamin Lavernhe qui aura la lourde
tâche d’orchestrer la soirée. Un rôle exigeant pour le sociétaire
de la Comédie-Française, déjà nommé à cinq reprises aux Césars.
Mais derrière l’acteur rompu aux grandes scènes parisiennes se
cache un homme profondément attaché à ses racines, et à une ville
en particulier : Poitiers.
Benjamin Lavernhe : de l’Olympia à la Comédie-Française, un
rythme effréné
Maître de cérémonie, auteur de
ses textes, garant du protocole tout en insufflant humour et
légèreté : la mission n’a rien d’anodin. Benjamin
Lavernhe partage actuellement ses journées entre la
préparation des
Césars et les répétitions du Cid de Corneille qu’il jouera prochainement à la
Comédie-Française.
Habitué aux rôles exigeants-
il a récemment incarné l’Abbé Pierre au cinéma- l’acteur reconnaît
que l’exercice est délicat. Entre la solennité attendue et le
besoin d’apporter du rythme, il avance dans une
période qu’il décrit comme particulièrement intense.
Benjamin Lavernhe : Poitiers, ses rues piétonnes et le quartier
Saint-Hilaire
Malgré ce tourbillon
professionnel, Benjamin Lavernhe reste très ancré
dans son histoire personnelle. Originaire de
Poitiers, il évoque régulièrement son attachement à la
ville. Lorsqu’il y retourne, ce ne sont pas les lieux emblématiques
qui priment, mais les souvenirs. Il aime flâner
dans les rues piétonnes, traverser la place du marché, passer
derrière le palais de justice avant d’arriver face à
Notre-Dame-la-Grande.
« Je suis très attaché à ma
ville et voir l’enthousiasme, l’écoute dingue et le partage avec le
public après pendant 45 minutes, c’était une grande joie. J’ai même
revu des copains de collège que je n’avais plus croisés depuis
vingt-cinq ans. » confiait-il dans les colonnes de La Nouvelle
République avant d »ajouter : « J’aime bien me balader dans les
rues piétonnes et j’ai un faible pour la place du marché, passer
derrière le palais de justice et arriver devant Notre-Dame. Mes
parents habitaient le quartier Saint-Hilaire. »Là, dans cette
maison familiale, se sont construits ses premiers repères. Des
années d’enfance discrètes, loin des projecteurs, qui continuent
aujourd’hui de nourrir son équilibre.
Benjamin Lavernhe : une maison
d’enfance comme point d’ancrage
Revenir à
Poitiers, c’est aussi retrouver des visages
familiers.
La maison familiale de Benjamin Lavernhe symbolise un
ancrage, une simplicité, une stabilité. Dans un métier où
tout peut s’accélérer très vite, ce retour aux sources agit comme
une respiration. À l’heure où il s’apprête à diriger la
grande soirée du cinéma français, Benjamin
Lavernhe n’oublie pas d’où il vient. Et c’est peut-être là que
réside sa force : entre les planches de la Comédie-Française et les
rues tranquilles de Poitiers, il cultive un
équilibre précieux.