La campagne menée par le candidat du Printemps marseillais (PM) sur le 6e secteur, Yannick Ohanessian (PS), est scrutée de près. À distance, via son téléphone, le maire sortant des 11e-12e, Sylvain Souvestre (LR), ne loupe rien de ses tractages ni de ses prises de parole, compilant photos et vidéos, postées sur les propres réseaux du candidat PM ou envoyées par ses sympathisants « et même par les gens d’en face », souligne-t-il.

Sur ces images, on distingue la longue silhouette de Karim R. La seule présence du quinquagénaire, figure associative du 12e arrondissement, assis parmi les militants du PM, a fait bondir le candidat de la droite. « Condamné à trois mois de prison avec sursis et six mois d’inéligibilité dans l’affaire des fausses procurations lors des élections municipales de 2020, oui, on peut légitimement s’inquiéter de sa présence dans la campagne municipale. Il y a quand même un malaise… », lâche le maire sortant, qui avait, en 2020, pris la suite de Julien Ravier (LR), soupçonné d’être l’un des instigateurs d’une partie de la fabrication de 194 procurations illégales sur le secteur (condamné en première instance, il devra être rejugé en appel, NDLR).

Un « signal inacceptable »…