EXPOSITION – Grâce aux prêteurs suisses, ce temple de l’art à Bâle montre le père de l’art moderne de manière différente. Une première pour cette institution qui possède sept œuvres du peintre.

Le Portrait de Paul Cézanne, vers 1895, ouvre cette première exposition monographique du père de l’art moderne (1839-1906) à la Fondation Beyeler, véritable institution de l’art près de Bâle. Son visage est doux, presque mélancolique, posé de trois-quarts sur un fond bleu travaillé de touches violettes, roses, vertes. Le cheveu rare et la barbe grise, il est plus songeur que l’aquarelle du même sujet et de la même époque où l’œil du grand peintre est vif, aigu, concentré sur lui-même comme un aigle sur sa proie. Il n’a que 56 ans. Cette dernière œuvre n’a pas été montrée depuis des décennies. Ces deux trésors appartiennent à des collections privées qui ont requis l’anonymat. Ils font partie des 8 portraits et autoportraits remarquables de l’exposition, qui réunit 58 huiles et 21 aquarelles, dont les 7 Cézanne de la Fondation Beyeler.

Dans la même première salle, le Portrait de l’artiste à la palette, vers 1890, seulement cinq ans plus tôt, montre un homme dans la force de l’âge, debout devant…

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Le Figaro

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