Elle va devoir accompagner la décisive programmation pluriannuelle de l’énergie. Maud Bregeon, actuelle porte-parole du gouvernement, a été nommée ce jeudi 26 février 2026 ministre déléguée en charge de l’Énergie, un portefeuille qui était jusque-là à la charge de Roland Lescure, le ministre de l’Économie et des Finances, qui reste en poste. L’Élysée a précisé que Maud Bregeon conserverait son rôle de porte-parole du gouvernement en plus de son poste de ministre déléguée à l’Énergie.
Porte-parole du gouvernement de Michel Barnier et Sébastien Lecornu
Âgée de 35 ans, Maud Bregeon est née à Poitiers (Vienne) dans une famille d’origine vendéenne. Ingénieure nucléaire passée par EDF, formée à l’École polytechnique universitaire de Nantes, elle se lance en politique en 2020 sous la bannière macroniste, après avoir été proche de la droite et de LR, dont elle s’éloigne lors des débats concernant le mariage pour tous.
Conseillère municipale de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) jusqu’en 2022, celle qui est aujourd’hui en couple avec le député Renaissance Pierre Cazeneuve, est ensuite élue députée des Hauts-de-Seine en 2024, aux termes des législatives provoquées par la dissolution de l’Assemblée nationale.
Entre septembre et décembre 2024, Maud Bregeon, connue pour son franc-parler, a été la porte-parole du gouvernement de Michel Barnier. Un poste qu’elle a retrouvé en octobre 2025 dans le gouvernement de Sébastien Lecornu. Deux personnalités issues de son ancienne famille politique, dont elle conserve certaines positions, notamment en matière de sécurité.
Gérer l’atterrissage de la programmation pluriannuelle de l’énergie
En tant que ministre déléguée chargée de l’Énergie, l’ingénieure qui est devenue une figure de la macronie, aura notamment à piloter la mise en place de la programmation pluriannuelle de l’énergie, texte stratégique publié par le gouvernement par décret à la mi-février, avec plus de deux ans et demi de retard.
Cette « PPE », qui définit la politique énergétique de la France pour les dix années à venir, prévoit notamment la construction de six réacteurs EPR, auxquels devraient s’ajouter huit autres réacteurs de ce type. En parallèle, le développement de l’éolien et du solaire, réel, est quelque peu freiné.
Le tout doit toutefois permettre une hausse de la consommation d’électricité en France, après la stagnation des dernières années. Cette hausse de consommation doit notamment permettre à la France de remplir ses obligations en matière de lutte contre le réchauffement climatique, tout en fournissant à EDF de précieuses recettes, à l’heure où l’électricien doit faire d’importants investissements dans son parc nucléaire.