DÉCRYPTAGE – Le secteur a subi une saignée historique, mais ne peut pas rayer d’un trait les immenses investissements déjà consentis pour l’électrification.

Dans l’industrie automobile, caractérisée par ses cycles longs et ses investissements lourds, les erreurs se paient cash et cher. La perte historique de 22,3 milliards d’euros encaissée par Stellantis au titre de l’année 2025 en atteste. Elle témoigne des errements du constructeur et des politiques dans lesquelles s’inscrit son activité.

Aux États-Unis, Stellantis efface le plan produit rendu caduc par le changement réglementaire décidé par l’Administration Trump, qui annule les mesures Biden en faveur de l’électrification, en direction de laquelle le groupe avait décidé de se lancer à pleine vitesse. En Europe, il paie les conséquences de réglementations qui ont contribué à déstabiliser un marché profondément fragilisé.

Une équation impossible

Sur le Vieux Continent, dont Stellantis – avec ses marques Peugeot, Citroën, Fiat et Opel – est un emblème, le secteur automobile traverse une crise majeure. Elle se résume en quelques faits : depuis 2019, le marché a perdu un cinquième de ses volumes de ventes et de…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 80% à découvrir.

Le Figaro

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous