DÉCRYPTAGE – Attaquée sur son bilan financier en pleine campagne des élections municipales, l’équipe sortante menée par Anne Hidalgo se défend souvent d’être soutenue par Standard & Poor’s ou encore Moody’s.
A quelques semaines du premier tour des élections municipales, l’endettement de Paris revient sur le devant de la scène. Depuis des années, la droite accuse l’exécutif actuel d’avoir mis la ville «en faillite», en faisant flamber sa dette à 9,4 milliards d’euros, un montant multiplié par deux depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo à l’Hôtel de ville en 2014. Certains appellent même à mettre la ville «sous tutelle», jugeant que l’exécutif a «cramé la caisse», selon le mot de Valérie Pécresse. De son côté, l’équipe municipale se défend, et avance, en guise d’argument, le satisfecit chaque année des agences de notation. Une forme de validation de la part de ces institutions chargées de surveiller la bonne gestion des collectivités, plaide l’Hôtel de ville.
Mais comment imaginer que S&P et Moody’s puissent continuer à bien noter Paris, si les finances de la capitale sont exsangues ? En octobre dernier, l’agence de notation américaine Standard & Poor’s (S&P) a confirmé sa note de AA- à la municipalité…
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