Dans un communiqué, LDC, le leader français de la volaille annonce l’homologation, par le tribunal de commerce de Rennes, d’un protocole d’accord avec le groupe saoudien Almunajem pour la reprise de France Poultry. Née il y a huit ans à la liquidation du groupe Doux, la société emploie 314 salariés à Châteaulin où elle abat, en lien avec Yer Breizh (95 salariés à Bannalec) des poulets d’une centaine d’éleveurs partenaires pour le marché export du Moyen-Orient. Un marché devenu très concurrentiel pour les producteurs français, face à l’élevage brésilien, ukrainien et désormais saoudien.

Au terme d’un an de discussions, LDC prévoit l’acquisition de la totalité du capital de France Poultry au 31 décembre 2026 et de 35,5 % du capital de Yer Breizh, principal fournisseur de l’abattoir, d’ici le 11 mars prochain.

Un nouvel abattoir en projet

Un retrait des Saoudiens synonyme d’un recentrage de l’activité, de matière progressive à partir de 2027, vers le marché français, en réponse à la hausse de la consommation de poulet sur le marché national. Pour y répondre, LDC prévoit la construction d’un nouvel abattoir à Châteaulin, annoncé en 2018 par Ronsard avant d’être abandonné. Ce nouvel outil synonyme de préservation de l’emploi pourrait être mis en service début 2028. « Il y aura des créations d’emplois à terme pour le territoire de Châteaulin », annonce Nadine Hourmant, la déléguée syndicale FO de l’entreprise, mobilisée depuis les premières difficultés du groupe Doux pour défendre les intérêts des salariés. Des salariés informés de la situation ce jeudi, par la direction de l’entreprise.

« Une excellente nouvelle » a salué Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région Bretagne, au capital de Yer Breizh pour accompagner industriels et éleveurs depuis la liquidation du groupe Doux. La Région « soutiendra la transformation de ces outils, avec l’exigence de sécuriser durablement les parcours économiques des éleveurs… », indique le président de Région.