NATHALIE GUIRONNET / Hans Lucas via AFP
Des éleveurs présentant au public leurs bovins qu’ils auraient voulu emmener au Salon de l’agriculture cette année, à Saubrigues (Landes), le 20 février 2026.
C’est la fin d’une période douloureuse pour les agriculteurs. La dernière zone de surveillance de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), instaurée dans les Pyrénées-Orientales, a été levée ce vendredi 27 février, a annoncé le ministère de l’Agriculture. Cette décision met fin aux restrictions de mouvements de bovins dans toute la France.
« C’est également une première étape avant la reprise des exportations vers les pays ayant marqué leur accord pour accueillir les bovins issus des zones vaccinales françaises », précise le ministère dans un communiqué publié ce vendredi.
« L’intégralité des communes du département passe en zone vaccinale de type II », avait indiqué la veille dans un communiqué le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnaut de la Mothe, alors qu’aucun cas de dermatose nodulaire bovine n’avait été détecté depuis le 2 janvier.
Une campagne de revaccination en 2026
Cette dernière zone de surveillance tout près de la frontière franco-espagnole, la seule encore active après la levée des autres le 20 février, était justifiée par la présence d’un cas en Espagne, avait expliqué la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard.
« La reprise des mouvements vers l’Espagne, élément essentiel pour nos éleveurs, pourra débuter dans les prochains jours (autour de la mi-mars) pour les premières communes notamment de Cerdagne et sera étendue progressivement à l’ensemble du territoire des Pyrénées-Orientales », a ajouté le préfet. « Afin d’éviter toute résurgence du virus, une campagne de revaccination à la charge de l’État sera mise en œuvre en 2026 selon des modalités en cours de finalisation », a-t-il précisé.
Depuis l’apparition en France de la DNC à l’été 2025, le gouvernement a privilégié un protocole sanitaire s’appuyant sur l’abattage total d’un foyer dès l’apparition d’un cas pour éviter la propagation de la maladie, transmise par des moucherons piqueurs, ainsi que sur la vaccination.
Au niveau national, plus de 3 500 bovins ont été abattus, sur un cheptel de près de 16 millions de têtes, et près de deux millions de bêtes ont été vaccinées.