Par Noëlle
Binet

Publié le 27 Fév 2026 à
11:44 – Modifié le 27 Fév 2026 à 12:01

Vous aurez d’innombrables
avantages financiers, dont fiscaux, en choisissant la bonne date
pour partir à la retraite : on vous explique !

Certains l »ignorent : mais miser sur une date au hasard pour
partir à la retraite peut vous coûter cher ! Comme l’ont rapporté
plusieurs médias, à l’instar des équipes de Marie-France
ce mois-ci, quelques jours seulement peuvent vous faire perdre un
mois de pension, un trimestre validé ou même entrainer plus
d’impôts sur votre prime de départ si vous y avez droit.

Départ à la retraite : choisissez le bon jour pour maximiser votre
pension

Un sacré manque à gagner ! Pour l’éviter, c’est très simple
comme l’ont rapporté nos
confrères
, il vous suffit d’anticiper certaines démarches pour
pouvoir pleinement en profiter par la suite. Outre l’âge légal, un
tout autre facteur compte tout particulièrement alors qu’il est
souvent négligé par les futurs retraités : le jour exact du départ.
À savoir qu’il influence le nombre de trimestres, le calcul des 25
meilleures années et la fiscalité de la prime. Beaucoup ne le
savent pas, mais il existe une date idéale qui peut littéralement
tout changer. À ce jour en France, les conditions requises sont
généralement connues de tous : l’âge légal est fixé à 64 ans et 67
ans pour le taux plein automatique, même si tous les trimestres ne
sont pas réunis. Pour rappel, les récentes générations doivent
cumuler jusqu’à 172 trimestres et s’il en manque, la pension
diminue en moyenne de 1,25% par trimestre.

Trimestres validés et surcotes : ce qu’il faut absolument
savoir

N’oubliez pas que chaque trimestre supplémentaire apporte une
« surcote ». Et ce n’est pas tout ! Valider ses trimestres ne dépend
pas uniquement du temps travaillé, mais également du revenu annuel.
Pour faire valider quatre trimestres en 2026, il faut gagner plus
de 7.212 euros brut (peut importe le nombre de mois travaillés).
L’année du départ, ce sont les trimestres civils accomplis qui
comptent : ce qui motive à viser davantage la fin du trimestre ou
de l’année pour ne pas en perdre. Autre point régulièrement omis,
la retraite commence toujours le premier jour d’un mois. Partir le
2 du mois, c’est attendre le mois suivant pour
pouvoir toucher sa pension.
Raison pour laquelle les experts
conseillent de choisir un 1ᵉʳ du mois. Idéalement le 1ᵉʳ janvier,
1ᵉʳ avril, 1ᵉʳ juillet ou 1ᵉʳ octobre.

Soyez aux aguets quant à votre prime de départ qui peut tout
bouleverser

Le calendrier influence aussi le calcul du salaire annuel moyen
établi sur les 25 meilleures années, plafonné à 47 100 euros, l’an
dernier. Si votre dernière année n’est pas complète, elle ne sera
pas prise en compte. Les derniers salaires sont généralement les
plus élevés : finir l’année entière et partir le 1ᵉʳ janvier
suivant permet ainsi de maximiser le calcul. Rappelez-vous que
l’impôt sur le revenu joue un rôle clé. La prime de départ, souvent
entre 0,5 et 2 fois le dernier salaire, est imposable. Partir le
1ᵉʳ janvier rattache cette prime à la dernière année d’activité,
souvent la plus taxée, tandis qu’un départ le 1ᵉʳ février la fait
tomber sur la première année de retraite, où le taux peut être bien
plus bas. Avant de déposer votre demande, ne faites pas l’impasse
sur ces différents éléments pour optimiser votre pension
et votre fiscalité.