Les ouvriers affairés sur le chantier du quai 93, au Sud du Grand port autonome de Marseille (GPMM) ont eu des sueurs froides, cet après-midi du jeudi 26 février 2026, lorsque, vers 16h, un imposant cylindre métallique est apparu sous leurs pelles. Redoutant la découverte d’une bombe ou d’un autre vestige explosif de la Seconde guerre mondiale – ça ne serait pas une première dans le port, un tel engin avait même déjà blessé au début des années 2010 – les travaux ont aussitôt été stoppés et le site évacué, tandis que marins-pompiers et services de police étaient appelés afin d’établir un large périmètre de sécurité.
Une bouteille de gaz
Du J4 à la Major, les esplanades ont été évacuées, dans l’attente des services de déminage. Mais en examinant l’engin métallique, long d’un bon mètre pour environ vingt centimètres de diamètre, d’étranges mensurations pour une bombe ou un obus, les spécialistes de la Sécurité civile ont vite levé le doute : l’objet suspect n’avait rien d’explosif : il s’agissait en fait d’une bouteille d’acétylène, oubliée depuis bien longtemps par quelque soudeur. Le danger écarté, le périmètre a été levé et les travaux ont pu reprendre.