Cinq ans plus tard, en Ouzbékistan, tleur relation se transforme. Elona se souvient d’un détail infime, mais révélateur : un long trajet, elle s’endort sur les genoux de Jérôme à l’arrière de la voiture. Quand elle rouvre les yeux, il tient ses mains au-dessus de son visage pour lui faire de l’ombre. “Ce sont ces petits moments qui ont déclenché quelque chose”, se souvient-elle. Elle envoie des signaux mais hésite par peur qu’il ne veuille pas risquer leur amitié… et puis il l’embrasse. De retour à New York, tout va très vite, sans même “officialiser” : quelques jours plus tard, elle emménage chez lui, naturellement, comme si c’était la suite logique.

Une demande en mariage… au sommet d’un glacier en Antarctique

On pourrait imaginer une demande à Paris. Ils choisissent l’exact opposé : l’Antarctique. Jérôme Poirier fait sa demande au cœur de White Desert, “l’un des camps les plus reculés au monde”, sur un glacier. Elona Karafin le dit sans détour : “On pense que c’est la seule demande en mariage qui ait jamais eu lieu à cet endroit.”

Le voyage se monte à la dernière minute, avec une logistique tendue : bague à trouver en urgence, appel en visio aux parents d’Elona en secret, pendant qu’elle court acheter de l’équipement grand froid à Dubaï. Et comme en Antarctique tout dépend du ciel, la demande se fait attendre : vent, gris, imprévisible. Le quatrième jour, après deux heures de marche au crampon, ils atteignent une crevasse bleu électrique. Jérôme demande à leurs amis photographes de shooter quelques images, puis se tourne vers elle. Dans le silence, il glisse une phrase qui leur ressemble : “Tu sais que les manchots mâles apportent de petits cailloux à leur partenaire pour symboliser la construction d’un foyer… Eh bien, quand on est à Rome, on fait comme les Romains. À mon tour de te donner une pierre.”

Paris comme décor final : le Shangri-La, et un week-end “expérience” hommage à la tradition ukrainienne

Elona Karafin et Jérôme Poirier voulaient un mariage “intemporel, mais avec des touches très évidentes de nous”, soit un classicisme parisien rehaussé de détails inspirés par l’aviation.

Le week-end a commencé au Château Bouffémont, à 45 minutes de Paris, comme une parenthèse de conte. Le concept : Brunch & Bubbles, food truck, crêpes, bar caviar-champagne, jazz live, et des invités venus de plus de vingt pays. Ils ont ouvert avec une tradition ukrainienne forte : le Korovaï, pain de mariage symbole d’unité et de prospérité, posé sur un tissu brodé. Ils se sont nourris mutuellement, premier geste de partenariat, puis ont avancé ensemble sur le Rushnyk, “la route” du couple : en Ukraine, celui qui pose le pied en premier serait “le leader” du foyer. Ils ont fini sur un feu d’artifice surprise, en plein jour.