« Strasbourg, ville féministe ». Plus qu’un slogan ou un logo : un engagement qui trouve son écho le 8 mars, lors de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Notre ville déploiera tout au long du mois de mars des événements et actions (dont de nombreux gratuits) pour s’informer, s’engager… Et « donner à voir celles et ceux qui défendent, sensibilisent, mobilisent et protègent les droits des femmes », ici. Avec un mot d’ordre pour cette édition : « Défendre ».

« Plus qu’une célébration, cette programmation se veut un espace de mobilisation et de visibilité pour un combat collectif, vivant et nécessaire, qui se construit sur le terrain le 8 mars et tout au long de l’année. » Avec ces mots, la Ville de Strasbourg et la Mission droits des femmes et égalité de genre réaffirment leur engagement auprès de la lutte pour les droits des femmes.

féminisme © Caroline Alonso / Pokaa

À l’occasion du 8 mars, la ville accueillera dans ses quartiers, et dans de nombreuses structures partenaires (et communes aux alentours), des événements portés tant par sa municipalité que par des associations locales engagées à l’année sur les questions d’égalité.

Car comme on peut le lire dans l’édito de cette édition : « Si les droits fondamentaux ouverts aux femmes progressent, selon les pays et les périodes, il reste encore du chemin à parcourir pour parvenir à une égalité tangible entre les femmes et les hommes. »

manifestation féministe Strasbourg © Camille Balzinger / Pokaa

Une édition 2026 qui sera rythmée par plus d’une soixantaine d’événements culturels, sportifs, associatifs, des rencontres et autres initiatives visibles dans toute la ville. Dans la rue, sur scène, en non-mixité, autour d’un café ou en soirée, pour jeune public ou pour toutes et tous : à chacun(e) ses rendez-vous.

On y parlera des mères solo, des femmes scientifiques ou artistes, de consentement, de violences sexistes et sexuelles, pour un projet : plus de justice sociale et de démocratie.

féminisme 8 mars patriarcat sexisme © Coraline Lafon / Pokaa

La culture s’engage !

À la lecture de ce programme, un constat : l’actualité culturelle du mois de mars sera engagée ou ne sera pas. Jusqu’à la fin du mois, petit(e)s et grand(e)s trouveront ainsi des dizaines de spectacles, concerts, projections, expositions, en lien avec la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Parfois dans la rue ou sur les scènes partenaires, et gratuits pour la plupart.

Pour les plus jeunes enfants et leurs parents, on conseillera par exemple Ni oui ni non c’est non, de la compagnie Je, Tu, Elle qui a bien compris que sensibiliser au consentement, cela commençait dès le plus jeune âge. (Le mercredi 4 mars au Centre socio-culturel Au-delà des Ponts au Port du Rhin).

manifestation féministe Strasbourg © Camille Balzinger / Pokaa

Pour les plus grand(e)s, direction l’Ososphère et le Molodoï le dimanche 8 mars pour Sororité : Voix de liberté !, un spectacle participatif autour de lettres issues du recueil de l’ASTU (actions citoyennes interculturelles). Elles ont été « écrites au nom de la liberté et du droit de disposer de sa voix » et s’adressent à des personnes ayant « marqué [les] parcours de vie » des participantes.

Sur scène : une cinquantaine de témoignages de femmes « d’ici et d’ailleurs » qui prendront vie en musique, grâce aux autrices des lettres, des bénévoles de l’association et des artistes d’ici, mobilisé(e)s par La Laiterie (au travers de son dispositif d’accompagnement de la scène locale).

© Mathilde Cybulski + photographie + manifestation + marche féministe + riposte lesbienne + 6 mars 2021 + strasbourg Marche féministe du 6 mars 2021, Strasbourg. © Mathilde Cybulski / Pokaa

À l’occasion de la marche du 8 mars, la culture s’empare décidément de la rue dès 13h30 ! La compagnie « Reviens pour discuter » et Ultraviolettes s’associent « pour parler d’amour et rejoindre en fanfare le cortège ». Sur le quai des Bateliers, deux propositions à découvrir. La première présentera le spectacle Je ne puis plus attendre, mon cœur est bien trop lourd. La seconde, qui est « la nouvelle fanfare de meufs et personnes queers de Strasbourg », débarquera avec sa musique pop fluo et sur-vitaminée.

Dans le cadre du finissage de son exposition Hope for change, le CEAAC, les artistes et HFX (association pour l’égalité entre les genres dans la culture et les arts) nous proposent, pour le 8, d’embarquer sur le cortège les œuvres et slogans de l’artiste Claude Dugit-Gros, comme étendards. Dans la lignée des Hackney Flashers, collectif féministe des années 70 de Londres.

CEAAC

CEAAC

Exposition « Hope for change » Claude Dugit-Gros, Julie Luzoir, Pascaline Morincôme au CEEAC. © Émilie Vialet – CEAAC / Captures d’écran

En pratique : des ateliers et animations pour tout âge

Déconstruire les stéréotypes et imaginer un monde plus égalitaire, ça se met en pratique ! Pour mettre la main à la pâte, de nombreux ateliers et animations ludiques s’organiseront tout au long du mois.

Sensibilisation à l’égalité des genres et création de tote bags, fresque du sexisme, après-midi jeux de société sur l’égalité, atelier d’autodéfense, installation participative (avec l’artiste Julie Luzoir au Parlement européen du 3 au 7 mars)…

Ou avec les Médiathèques de la Ville de Strasbourg (très impliquées dans la programmation) : notamment des ateliers d’écriture ou traitant des « Médias et stéréotypes, la face cachée des images ».

tennis sport © Vivien Latuner / Pokaa

Bon à savoir : l’opération « Le sport donne des elles » (de l’ASPTT Strasbourg Vitalité, l’ASPTT Strasbourg et du SUC) sera de retour du 2 au 7 mars. L’idée ? Consacrer une semaine multisport aux femmes, « pour bouger, partager et s’engager autour de valeurs de solidarité et de bienveillance ». Avec 30 ateliers de découverte à bas prix, et dont les fonds récoltés serviront à l’association Solidarité Femmes 67 (qui soutient les femmes victimes de violences conjugales).

Pour le week-end des 7 et 8 mars, appréhendez la ville sous le prisme des découvertes, engagements, et créations de femmes inspirantes avec le jeu de piste « Les femmes révèlent Strasbourg ». Un moment aussi ludique qu’éducatif à partager en famille (dès 10 ans) et en toute autonomie. Quant à la version visite guidée : rendez-vous au 5e Lieu.

bonnet, froid, gens © Wilfried Rion / Pokaa

Et parmi la longue liste d’événements prévus le dimanche 8 mars, notons la Journée d’ateliers et de sensibilisation organisée par le Secours Populaire français à la Meinau.

Au programme dès 11h ? Théâtre-forum sur la sororité, échanges sur les droits des femmes en France et en Arménie, sensibilisation à la précarité menstruelle, atelier de peinture, de sport ou bien-être, et animations pour les enfants.

Pour en savoir plus sur ces événements, c’est ici ! 

Se rencontrer

Des réunions en non-mixité aux conférences tout public et autres portes ouvertes, le mois de mars facilitera la rencontre !

On a repéré celle avec Marion Pillas, corédactrice en cheffe de La Déferlante à l’occasion des 5 ans de la revue, le mercredi 4 mars à la librairie Quai des Brumes.

Ou celle avec l’historienne et essayiste Lucile Peytavin au Parlement européen le samedi 7 mars : « Et si les hommes se comportaient comme les femmes ? Regards sur le patriarcat au 21e siècle ». L’autrice de l’essai Le coût de la virilité se penchera avec nous sur les conséquences économiques du patriarcat, la place des femmes dans la société et les enjeux féministes actuels.

Guide LGBT SimiliQueer librairie quai des brumes

Guide LGBT SimiliQueer librairie quai des brumes

Parlement européen

1. 2. Librairie Quai des Brumes ; 3. Parlement européen. © Anthony Jilli / Pokaa

Le campus du CNRS nous invitera quant à lui du 9 au 13 mars à rencontrer des femmes scientifiques, et à découvrir les expositions et témoignages autour du livre Les filles sont parfaites pour les sciences.

Et le Planning Familial 67 ouvrira ses portes, le temps d’un après-midi, le mardi 10 mars. L’opportunité de découvrir leurs actions, leurs locaux, et échanger avec l’équipe autour de thèmes tels que le droit à l’avortement, l’égalité, le consentement, etc.

Michelle Perrot + Bibliothèques idéales Michelle Perrot aux Bibliothèques Idéales, Le Temps des Féminismes 1ère édition (mars 2023). © Document remis

Enfin, plus tard dans le mois (du 22 au 29 mars), les Bibliothèques idéales reviennent avec Le temps des féminismes. Pour cette quatrième édition : une affiche mettant à l’honneur Nina Simone qui incarne « la révolte de celles et ceux qui se lèvent pour réinventer le monde ».

Un avant-goût de cette programmation engagée qui nous attend à Saint-Guillaume, et qui viendra une fois de plus « interroger les enjeux contemporains » avec plus d’une trentaine d’événements (débats, rencontres, lectures et performances, etc.), et 40 artistes et auteurs/rices invité(e)s. Un événement attendu, qui ne fait que confirmer son nom après déjà trois éditions : il est bien venu Le Temps des féminismes.

bibliothèques idéales + temps féminismes

Ovidie + Vanessa Springora + Bibliothèques idéales

Le Temps des Féminismes. © Alban Hefti / Documents remis

En attendant, le programme complet des manifestations autour de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes à Strasbourg est à retrouver ici.

Pour ne pas rater les actualités en lien avec le 8 mars (comme des focus sur des actions dans les différents quartiers de la ville) et découvrir des associations engagées : suivez les réseaux sociaux de la Mission droits des femmes tout au long du mois de mars !

Et on rappelle ici le 3919 : numéro d’écoute national, porté par la Fédération nationale Solidarité Femmes, destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professsionnel(le)s concerné(e)s. Appel anonyme et gratuit, accessible 24h/24 et 7j/7.

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes à Strasbourg

Quoi ?

Événements divers : spectacles, concerts, rencontres, ateliers, etc.

Quand ?

Tout au long du mois de mars
Cortège féministe : dimanche 8 mars

où ?

À Strasbourg (et communes autour)

Plus d’infos ?

Programmation et infos
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