ENQUÊTE – Alors que les scandales de violences sexuelles de la part d’animateurs sur des élèves de maternelle s’accumulent ces derniers mois dans la capitale, les familles doivent faire face à de longues procédures, parfois bâclées.
Les suspensions d’animateurs périscolaires pleuvent dans les écoles parisiennes, après des suspicions de violences sexuelles sur des élèves de maternelle. Saint-Dominique, Bullourde, Émeriau, Titon… La liste ne cesse de s’allonger depuis plus de trois mois. Pour faire entendre la voix de leurs enfants, les familles se lancent dans un parcours judiciaire qui s’annonce long et difficile. Car derrière l’émergence de ces affaires récentes, d’autres, plus anciennes, remontent à la surface. Et elles sont loin d’avoir trouvé leur épilogue.
En 2019, des parents d’élèves de l’école maternelle Paul-Dubois, dans le 3e arrondissement de Paris, signalent auprès de la direction, puis de la police, des abus de la part d’un animateur périscolaire. « Bisous partout », « doigt dans les fesses », « zizi touché »… Le monde des parents s’écroule après les confessions de leurs enfants. « Mais depuis le début, personne ne nous a écoutés. Quand je l’ai alertée, la direction de l’école m’a dit que…
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