Une habitante de Polinyà del Xúquer, dans la province de Valence (Espagne), a échappé à une tentative d’enlèvement le 30 octobre. Selon un communiqué de la police locale, elle a pu être sauvée par son chien, qui a attaqué l’un de ses agresseurs. Quatre suspects ont été interpellés depuis, rapporte El Pais ce jeudi.
La victime a raconté avoir entendu un bruit devant sa porte d’entrée. Lorsqu’elle a ouvert, un homme a fait irruption et l’a violemment poussée. Il l’a ensuite saisie par le bras et a crié « Viens avec moi ! », avec un accent d’Europe de l’Est. C’est à ce moment-là que le chien lui a sauté dessus et l’a mordu à la jambe, faisant fuir le ravisseur. Transportée à l’hôpital, l’habitante avait été blessée aux lèvres, aux bras et au coude.
Trois hommes arrêtés dans la même commune
Grâce aux images de vidéosurveillance, les enquêteurs ont pu établir que l’enlèvement avait été préparé par quatre hommes arrivés cagoulés. Alerté par les cris de la victime, un policier avait notamment réussi à relever la plaque d’immatriculation de leur véhicule. Celui-ci avait été loué auprès d’une société par un habitant d’Algemesí, une commune voisine. La voiture a été retrouvée plus tard incendiée et sans plaques d’immatriculation dans la même région.
Le locataire du véhicule avait déclaré le vol, mais ses explications ont été jugées incohérentes par les forces de l’ordre. Il s’est avéré qu’il l’avait loué pour son neveu de 21 ans qui n’avait pas de permis de conduire, et c’est ce dernier qui avait signalé le vol. Il a été identifié sur les images de vidéosurveillance car il possédait exactement les mêmes vêtements que l’un des agresseurs. Il a été interpellé en novembre. En enquêtant sur son entourage, les policiers ont retrouvé deux autres suspects âgés de 20 et 21 ans grâce à la description physique et vestimentaire des malfaiteurs. Ces deux Espagnols résidant dans la même commune que le premier ont été arrêtés le mois suivant.
Un Ukrainien engagé pour l’enlèvement
À ce moment-là, il ne restait plus qu’à retrouver le ravisseur avec l’accent des pays de l’Est. Pour ce faire, les autorités ont cherché dans les hôpitaux si un patient s’était présenté avec une morsure à la jambe. Une clinique de Valence a alors évoqué un homme correspondant à la description, mais qui n’avait pas laissé son identité. En consultant les registres des habitants de Valence originaires d’Europe de l’Est et âgés de 30 à 45 ans, les policiers ont pu présenter des photos à la victime, qui a formellement reconnu son agresseur. Il s’agissait d’un Ukrainien de 40 ans qui présentait encore des traces de morsure à la jambe malgré la période qui s’était écoulée.
D’après la police, les trois premiers suspects savaient probablement que le compagnon de la victime avait un niveau de vie élevé et ont engagé le quatrième pour enlever sa femme. Les quatre mis en cause sont poursuivis pour participation à une organisation criminelle, enlèvement et dégradation de véhicule.