Après la mort récente de James Van Der Beek, des suites d’un cancer colorectal à 48 ans, la question n’est plus abstraite : comment protéger concrètement son côlon au quotidien ? À partir des repères du Pr Michel Ducreux, cancérologue digestif, voici les gestes qui comptent, et ceux qui relèvent du fantasme.
Situé entre l’intestin grêle et le rectum, le côlon, long d’1,5 mètre, n’a ni le glamour du cœur ni la poésie du cerveau. Celui qu’on appelle aussi «le gros intestin» n’est ni visible, ni spectaculaire. Pourtant, il accomplit un travail central au creux de l’abdomen : transformer ce qui reste de nos repas – de 1 à 4 litres – en selles et héberger une grande partie de notre microbiote. C’est aussi un organe exposé, en première ligne. Ce que nous mangeons y transite, y stagne et reste longtemps au contact de sa paroi, jusqu’à vingt heures, nous apprend le Pr Michel Ducreux, gastro-entérologue de formation, cancérologue digestif et chef du comité digestif de Gustave Roussy. Ce temps de contact, bien plus long que dans l’intestin grêle, fait du côlon un organe particulièrement sensible aux agressions répétées.
Chaque année en France, près de 47.000 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués et 17.000 personnes en meurent. Il s’agit du deuxième cancer le plus meurtrier, hommes…
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