Ce week-end, il est encore temps d’aller au festival nantais Prisme, dédié au cinéma argentique contemporain. Commencé jeudi 26 février, le festival va clôturer sa 8e édition ce dimanche 1er mars. Du moins pour sa partie nantaise, car il s’exportera à Saint-Nazaire jeudi 5 mars et à La Roche-sur-Yon (Vendée), vendredi 6 mars. Le festival dit défendre, à travers la création argentique contemporaine issue du réseau international des laboratoires d’artistes, un cinéma inventif et engagé, dans un jeu d’interférences avec d’autres disciplines artistiques : arts sonores, plastiques, performatifs, photographiques.
Au programme, ce samedi après-midi, et jusqu’à minuit, des projections, ateliers, conférences et des performances sont proposés à l’espace Pol’n.
Dimanche 1er mars, le festival se replie dans son camp de base, les locaux de l’association nantaise Mire, qui accueillera les festivaliers dans la limite des places disponibles (un conseil : allez-y un peu en avance) à partir de 15 h pour une session Écran ouvert, où seront projetés les créations en 8 ou 16 mm, venues d’ailleurs et des membres de l’association.
Cette 8e édition est particulière à deux titres : elle marque d’abord le début d’un nouveau cycle. Le festival arrivait, à l’issue de sa 7e édition, marquant la fin de l’épopée Spectral (1), à un point de bascule. Son équipe, renouvelée de moitié depuis les débuts de l’aventure, souhaitait prendre un temps de recul pour reconsidérer ses fondamentaux, indique les organisateurs dans leur communiqué.
Une édition née dans la douleur des coupes budgétaires
Ils soulignent aussi comme il a été difficile pour eux d’accoucher de cette édition : Le processus de réinvention a été grandement ébranlé par l’annonce, fin 2024, de violentes coupes budgétaires, notamment par la Région Pays de la Loire. La question d’arrêter s’est posée pour signifier les conséquences de cette politique délétère et autoritaire. Pesant le pour et le contre, nous avons pris le parti, au prix d’une mobilisation accrue des forces vives de l’association, de ne pas nous laisser abattre.
Moins d’artistes invités, programmation plus réduite, sur quatre jours seulement, pour un 8e opus bricolé, avec tout le charme et la créativité que cela sous-entend […]. “Less is Mire” aura été notre leitmotiv durant la préparation de cette édition, évoquant même un certain dépouillement, sachant qu’une grande partie de l’équipe travaille sans rétribution.
Samedi 28 février, jusqu’à minuit, à l’espace Pol’n, 11, rue des Olivettes, à Nantes. Tarif : prix libre. Restauration (goûter et dîner) et buvette sur place. Dimanche 1er mars, dès 15 h, locaux de Mire, 17, rue Paul-Bellamy, à Nantes.
(1) Un projet de coopération européenne menée entre 2022 et 2025, autour d’un art cinématographique vivant, envisagé dans un large spectre de possibles.