L’attirance n’est pas qu’une
question de goût ou de phéromones

Vous pensez avoir un type bien
défini ? Bruns ténébreux, blondes solaires, voix graves ou timides
sourires ? Selon la science,
nos préférences amoureuses
ne se résument pas à des critères
visibles. En réalité, un détail génétique bien précis pourrait peser
lourdement dans la balance du désir.

Il s »agit de
certains gènes du système
HLA (Human Leukocyte Antigen)
, un groupe de gènes impliqué
dans notre système immunitaire. Des chercheurs ont découvert qu’un
fort contraste HLA entre
deux individus
augmente leur attirance mutuelle — sans
qu’ils ne le sachent consciemment.

Un « nez » pour la génétique :
quand le corps choisit avant l’esprit

Ce phénomène a été mis en
lumière par une série d’études, notamment celles du biologiste
suisse Claus Wedekind dans les années 1990, via une expérience
restée célèbre : le « test
des t-shirts »
. Des femmes devaient renifler des t-shirts
portés pendant plusieurs nuits par des
hommes
… et désigner ceux dont l’odeur leur semblait la plus
attirante. Résultat ? Les préférences allaient quasi
systématiquement vers des hommes dont les gènes HLA différaient le plus des
leurs
.

L’enjeu biologique ? Favoriser
une descendance plus
résistante
aux maladies, grâce à un système immunitaire
plus diversifié. Autrement dit, notre corps « flasherait »
inconsciemment sur des gènes différents pour garantir un
cocktail immunitaire optimal à nos futurs enfants.

©
Shutterstock

Et en couple ? Moins de
conflits, plus de désir ?

Ce décalage génétique aurait
aussi un effet à long terme. Les couples avec des profils HLA très
différents témoignent d’un désir sexuel plus soutenu, d’une
meilleure satisfaction
conjugale
et d’un taux de fécondité plus élevé, selon une étude
parue dans Proceedings of the
Royal Society B. À l’inverse, une trop grande proximité
génétique pourrait entraîner une baisse de libido ou même des difficultés
de conception.

Certaines
applis de rencontre
ont même tenté d’exploiter cette découverte
en proposant des matchs
ADN
basés sur la compatibilité HLA. Si l’idée peut sembler
futuriste (voire intrusive), elle repose sur un fond scientifique
sérieux.

On ne
choisit pas qui on aime… mais notre biologie, peut-être un peu

Ce que ces recherches
révèlent, c’est que l’attirance n’est jamais 100 % rationnelle.
Derrière une simple conversation ou une étincelle dans le regard,
il se cache souvent un
ballet moléculaire silencieux
, un instinct génétique vieux
comme l’humanité.

Alors la prochaine fois que

quelqu’un vous plaît
« sans raison », sachez que ce n’est
peut-être pas un hasard… mais une histoire de gènes bien accordés.

©
Shutterstock

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