Ils étaient une petite centaine, réunis devant le BHV, à l’appel de plusieurs organisations (Jeunes écolos Grenoble, Jeunes communistes Isère, Jeunes socialistes Isère, Jeunes Génération. s Isère, Coordination étudiante Grenoble, OURSE – Sciences po Grenoble, Alternatiba Grenoble, Extinction rébellion Grenoble, Résistance à l’agression publicitaire Grenoble et Attac Isère). « Shein casse-toi, Grenoble n’est pas à toi », scandaient les manifestants, parmi lesquels de nombreux jeunes, mais aussi des habitants.

« Une concurrence déloyale pour les boutiques du centre-ville »

Près de 10 000 personnes ont signé une pétition contre l’arrivée de la marque. Léonie Marcoux, co-secrétaire régionale des Jeunes écologistes Rhône-Alpes, évoque « une concurrence déloyale pour les boutiques du centre-ville » et une menace pour « un centre-ville vivant, solidaire et durable ». Une carte des alternatives locales – friperies, ressourceries et enseignes indépendantes – a été mise en ligne pour promouvoir une autre consommation.

Paul Gauriat, co-référent du groupe local des Jeunes écologistes, dénonce « l’exploitation humaine », la « pollution massive » et des vêtements « bourrés de substances toxiques ». Kyllian Bures, jeune socialiste de l’Isère, appelle à « favoriser le commerce local et la mode grenobloise ».

Les organisateurs visent aussi le BHV, accusé d’accueillir un modèle économique fondé sur la surproduction et des pratiques sociales controversées. « Ce système n’est pas neutre », insiste Sylvie, une manifestante. La mobilisation, assurent-ils, ne fait que commencer.