En matière d’écologie, rien n’est gagné. Il n’y a pas de changements qui ne peuvent être défaits. On le voit, il y a une attaque extrêmement forte sur les questions environnementales, prévient Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et social à l’Assemblée nationale, venue à Nantes, samedi 28 février, soutenir l’union de la gauche et des écologistes autour de Johanna Rolland.
Le risque d’un « grand bond en arrière »
Pas une politique publique ne doit sortir de la grille de l’écologie populaire, appuie la maire socialiste, qui vante ses propositions dans ce domaine (budget vélo doublé, 100 % bio dans les cantines, rénovation de 10 000 logements par an…). Avec cette même mise en garde face au grand bond en arrière souhaité, dit-elle, par ses adversaires. Le candidat du RN, Jean-Claude Hulot, mais aussi celui de la droite, Foulques Chombart de Lauwe, qui veut creuser un tunnel pour les voitures dans le Bas-Chantenay, revenir sur la gratuité des transports le week-end ou sur la piétonnisation du pont Saint-Mihiel….
Adversaire de Johanna Rolland au premier tour en 2020, la députée écologiste Julie Laernoes abonde : A l’Assemblée, on prend de plein fouet la montée de l’extrême droite, qui vote la réintroduction des pesticides et la suppression des ZFE (zones à faible émission). Dans ce contexte, face aux enjeux essentiels du réchauffement climatique, il est indispensable d’avoir une gauche unie.