Ce samedi matin, Linda, la cousine de Chérif, l’une des huit victimes des effondrements de la rue d’Aubagne s’est rendue au niveau des 63 et 65, « pour suivre les avancées du lieu ressources« , chantier qui doit redonner vie au lieu du drame. Mais quand elle a vu les affiches du candidat de la France Insoumise à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu, placardées sur les panneaux devant les travaux, c’est la colère qui l’a emportée. Dans un reel posté sur Instagram, elle interpelle le député des quartiers Nord : « Est-ce que vous pensez que c’est le lieu approprié pour aller coller des affiches de campagne, Monsieur Delogu ? Est-ce que c’est un lieu approprié pour faire de la politique ? Je vous rappelle qu’il y a des familles endeuillées, que l’on a du mal à tenir jusqu’au procès qui nous attend encore. Vous n’avez pas assez de panneaux de libre expression disponibles pour faire de l’affichage ? »

Contactée, la jeune femme ne cache pas son mécontentement. « C’est tout simplement dégueulasse. Il ne respecte pas nos morts, lâche-t-elle. Nous avons déjà dû faire face à des tentatives de récupération politique le 5 novembre dernier (lors des commémorations, six ans après les effondrements, NDLR). Et, là encore, c’est la même chose, il ne faut pas qu’un candidat se joue du drame de la rue d’Aubagne dans sa campagne électorale. Nos morts ne méritent pas ça. »

La jeune femme a sollicité les services de la Ville pour que ces affiches soient retirées au plus tôt.