Le président du Rassemblement national était à Perpignan ce samedi 28 février pour soutenir le maire sortant Louis Aliot, candidat au scrutin municipal des 15 et 22 mars. À la veille du meeting de Jean-Luc Mélenchon, le leader de l’extrême droite n’est pas sorti des rails du discours traditionnel du RN.
Pas de vague au meeting de Jordan Bardella à Perpignan ce samedi 28 février 2026. Le leader du Rassemblement national était au palais des expositions pour soutenir la campagne pour les municipales du maire sortant Louis Aliot, membre historique du FN, puis du RN.
Sans surprise, les militants sont venus en nombre (autour de 3500) à l’appel du leader de l’extrême droite pour qui chaque pas est ponctué d’un selfie avec la foule qu’il prend lui-même avec le téléphone de ses adhérents. Tous les codes des réseaux sociaux y sont.
Mais alors, un meeting version Jordan Bardella, c’est quoi ? Ce sont des convaincus chauffés à blanc durant plus d’une heure par des musiques des années 80. Suivi d’une bonne heure de discours répartis entre les deux protagonistes du jour. Louis Aliot, d’abord. Le maire sortant dressant son bilan de six années « où on ne peut pas réparer cinquante ans de mauvaise gestion ». Et égratignant fortement au passage ses adversaires politiques pour le scrutin municipal. Absente, Marine Le Pen est apparue dans une vidéo enregistrée pour adresser ses « vœux de victoire » à son ex-compagnon.
Puis vient le tour de Jordan Bardella. À tout juste 30 ans, le jeune patron du RN est rodé à l’exercice du discours rédigé pour convaincre des convaincus. En reprenant bien sûr tous les codes du parti : sécurité, renvoi des délinquants étrangers chez eux, nationalisation de l’économie… Mais aussi en jouant sur les peurs. Jordan Bardella n’hésitant pas à faire un parallèle, sans mesure, entre la situation au Mexique et les règlements de compte des cartels dans les rues et des scènes qu’il « refuse qu’elles deviennent réelles en France ».
À la veille de la venue de Jean-Luc Mélenchon toujours à Perpignan, son extrême opposant s’est adressé à lui : « Vous n’êtes pas la République, vous en êtes la honte », lui a-t-il asséné après être revenu sur les liens présumés entre la Jeune Garde, toujours soutenue par le leader d’extrême gauche, et la mort du militant nationaliste Quentin Deranque.
Un discours sans dérapage donc, qu’il semble pouvoir répéter en toutes circonstances. Même dans le noir, comme ce fut le cas à Perpignan où les projecteurs de la scène ont été coupés durant toute la fin de sa tirade. Selon les informations de L’Indépendant, une personne a volontairement déclenché l’alarme incendie et endommagé le système.