La culture, ne peut être ni un accessoire, ni un angle mort de la politique publique, explique Maxime Lancien, coprésident d’a.c.b (Art contemporain en Bretagne) qui fédère 84 structures en Bretagne (centres d’art, galeries, associations…). À la veille des élections, l’association publie une tribune intitulée « Les arts visuels en danger ». On connaît les enjeux de la campagne, sécurité, écologie, éducation. Mais la culture est peu présente dans les débats, ça nous inquiète.
Les arts visuels, (la photo, la sculpture, la peinture…), restent le parent pauvre : On va peut-être encore moins intéresser les élus que la musique ou le spectacle vivant qui par définition attirent plus de monde. Mais on existe !
La Bretagne compte une école d’art (sur quatre sites), quatre centres d’art labellisés, un Frac (Fonds régional d’art contemporain), des galeries privées et beaucoup de petites structures qui maillent le territoire. « On a une belle scène artistique en Bretagne, souligne le directeur Antoine Brun.Mais il y a une précarisation des structures qui voient les budgets et ressources baisser (subventions, mécénat, appels à projets…). Elles doivent revoir leur programmation à la baisse. Certaines ont procédé à des licenciements, supprimé des résidences.
L’édifice se fragilise
En conséquence, l’offre culturelle baisse pour le public, avec moins d’expositions, d’actions d’éducation artistique et culturelle. Donc moins de revenus pour les artistes. Très peu vivent uniquement de leur art. Si tout le monde se précarise, l’édifice se fragilise. C’est ce qu’on cherche à éviter.
Antoine Brun et Maxime Lancien prennent l’exemple des Pays de la Loire où des structures ont été mises en grande difficulté par des décisions budgétaires.
a.c.b regrette l’éloignement de certains élus du monde de la culture. On les alerte sur l’importance de maintenir des lieux et pas seulement dans les grandes villes pour un accès de tous à la culture.