l’essentiel
Pur produit de la formation toulousaine, Lucien Richardis, 20 ans, s’est brillamment illustré lors de son premier match avec les « rouge et noir », ce samedi à Ernest-Wallon, en signant un doublé. Mais l’international espagnol retient autre chose, aussi.
Voilà comment se faire adopter par Ernest-Wallon. Entré en jeu ce samedi lors du large succès des Toulousains sur les Montalbanais (68-13), Lucien Richardis a signé un doublé pour sa première apparition en professionnel sur la pelouse d’Ernest-Wallon. Un baptême du feu réussi pour le jeune joueur de 20 ans qui a tapé ses premiers ballons à l’Entente de la vallée du Girou.
Le remplaçant de Kalvin Gourgues, qui avait fait forte impression lors de la première période, a d’abord profité d’une offrande de Célian Pouzelgues pour aller tranquillement inscrire son premier essai en Top 14. Mais avant de s’offrir un doublé à la suite d’un cadeau de Teddy Thomas, l’international espagnol a vécu un petit épisode dont il se souviendra longtemps, à en croire ses déclarations en conférence de presse d’après-match.
Le regard de Mola
« Oui, ces deux essais qui ne sont pas très compliqués. Il fallait les mettre. Après, il y a une touche directe que je joue. J’étais un peu excité » raconte l’intéressé. Car l’heure de jeu approchait lorsque le Montalbanais Paul Vallée a joué un coup de pied depuis son camp, devant ses « 22 », afin de trouver une touche dans le camp adverse. Mais sa tentative est directement sortie des limites du terrain.
Là, Lucien Richardis décide de jouer rapidement la touche, juste avant sa ligne des 22 mètres. « Le problème c’est que je prends la balle et je regarde l’arbitre de touche et j’ai vu qu’il n’avait pas levé le drapeau. Je me suis dit qu’il (Paul Vallée, NDLR) était dans ses 22 » a-t-il confié après la rencontre. Alors est-ce la faute de l’arbitre ? « Non, c’est moi, c’est moi. Je n’ai pas regardé où il avait tapé » a répondu Richardis.
Mais alors pourquoi le jeune arrière, capable également de jouer numéro 10, se souviendra de cet épisode ? La réponse a un rapport direct avec son coach. « Quand je la joue, je regarde Ugo du coin de l’œil… Et là, j’ai compris qu’elle était directe. Et après je me suis dit : ‘Bon, tant pis' » a avoué celui qui a disputé ce samedi son troisième match de Top 14 après une titularisation au poste de 15 en novembre dernier à… Montauban et une autre, en juin 2025 sur la pelouse de Perpignan.