Par
Romain Michel
Publié le
28 févr. 2026 à 17h52
« C’est toujours une émotion particulière, surtout quand je les tiens dans mes mains. J’ai grandi avec ses tableaux. » C’est une belle histoire. Florian de Clausade est venu acheter un grand tableau de son père, Pierre de Clausade, à la recyclerie sociale et solidaire Les Fourmis vertes de Landisacq (Orne), vendredi 27 février 2026.
Une rencontre, improbable sur le papier, qui s’est déterminée grâce à l’action de l’association.
Un bénévole fait des recherches sur le tableau
Les Fourmis vertes reçoivent ce tableau, il y a environ trois semaines. « C’est un objet qui semblait avoir de la valeur, donc on a missionné un bénévole qui s’occupe de faire des recherches afin de trouver des informations », explique Cécile Bonneau, chargée de projets au sein de la recyclerie sociale et solidaire.
Un premier indice permet de mettre la puce à l’oreille : l’œuvre est signée. « On a trouvé une page Facebook que le fils de ce peintre tenait à jour. Le bénévole concerné est rentré en contact avec lui. »
Florian de Clausade vient acheter le tableau de son papa
Ensuite, Florian de Clausade, le fils, est venu de Saint-Malo pour acheter ce tableau. « Il fait un gros travail de recensement sur les œuvres de son père qui a peint de très nombreux tableaux, représentant principalement des paysages français. Celui-ci représente les bords de Loire », précise Les Fourmis vertes.
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Comment ce tableau est arrivé jusqu’à la recyclerie sociale et solidaire ? « On reçoit les objets par don, on ne sait pas qui a déposé le tableau », indique Cécile Bonneau. Le mystère reste donc entier sur la provenance de cette œuvre.
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Elle retourne au sein de la famille de l’auteur. La boucle est bouclée. « Merci aux Fourmis vertes de m’avoir contacté et m’avoir proposé ce magnifique tableau de mon père. Merci pour leur accueil et leur gentillesse », écrit Pierre de Clausade sur sa page Facebook.
Contacté, il raconte : « ce travail de recherche me permet de retracer les œuvres de mon père. Il est mort lorsque j’avais 5 ans. Depuis une dizaine d’années, je me suis mis à explorer son histoire pour raconter à mes enfants leur grand-père. »
L’habitant de Saint-Malo avoue « ne pas connaître ce tableau qui est plutôt en bon état. Il est actuellement posé dans mon salon, je vais le nettoyer et le mettre sur le chevalet avec un autre encadrement. » Et faire perdurer l’histoire familiale.
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