Écharpe tricolore, photo d’illustration

QUENTIN TOP / Hans Lucas via AFP

Écharpe tricolore, photo d’illustration

Les 15 et 22 mars prochains, ces électeurs n’auront pas de bulletin à glisser dans l’urne. 68 communes de France n’ont pas de candidats aux municipales 2026, selon les données du ministère de l’Intérieur publiées ce samedi 28 février, à la clôture des dépôts de liste. Aussi surprenant soit-il, ce chiffre est en baisse par rapport au précédent scrutin de 2020 où 106 cas similaires avaient été enregistrés.

Parmi les départements concernés, le Doubs et la Haute-Saône comptent chacun cinq communes sans candidature. Il y en a quatre en Haute-Marne et dans la Loire. Dans le Finistère, l’île de Molène est également concernée. Selon le Dauphiné Libéré, des cas similaires sont recensés dans le Jura, en Saône-et-Loire, dans la Meuse, le Doubs ou encore en Côte-d’Or.

Depuis la modification du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants, il faut neuf volontaires, dont quatre ou cinq femmes, pour constituer une liste. En cas d’échec, la préfecture nomme une délégation, de 3 à 7 personnes selon la taille de la localité, en charge des affaires courantes. Elle est nommée dans les huit jours suivant le scrutin, et peut être composée, selon les recommandations du ministère de l’Intérieur, de « personnalités locales ayant l’autorité ou les compétences nécessaires et considérées comme neutres politiquement. » Ses compétences restent limitées et sa principale mission est de parvenir à organiser un scrutin avec une liste officielle dans les trois mois.

Prédominance masculine pour les têtes de liste

Ces 68 communes exceptées, le nombre total de candidatures est stable comparé au premier tour de 2020, avec quelque 900 000 personnes qui se présentent au premier tour. Pour plus de deux tiers des près de 35 000 communes françaises une seule liste a été enregistrée par les préfectures.

Niveau parité, les femmes tête de liste restent toujours bien moins nombreuses que les hommes, même si l’écart s’est légèrement resserré : 25 % contre 23 % en 2020. La parité est en revanche quasi parfaite pour l’ensemble des candidatures, alors que le scrutin à liste paritaire, composée alternativement d’une femme et d’un homme ou d’un homme et d’une femme, a été généralisé. Selon le ministère de l’Intérieur, début 2022, 42,2 % des élus municipaux étaient des femmes. Mais seulement deux maires sur dix.

La lecture de ce contenu est susceptible d’entraîner un dépôt de cookies de la part de l’opérateur tiers qui l’héberge. Compte-tenu des choix que vous avez exprimés en matière de dépôt de cookies, nous avons bloqué l’affichage de ce contenu. Si vous souhaitez y accéder, vous devez accepter la catégorie de cookies “Contenus tiers” en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Lire la Vidéo

Le délai pour se porter candidat a expiré jeudi soir et le ministère a publié dans la nuit de vendredi à samedi la liste complète des candidatures. La liste peut encore évoluer pour corriger des erreurs de saisie ou en cas « d’utilisation, par les candidats, de leur droit de rectification des données personnelles », mais aussi en fonction d’éventuels recours devant les tribunaux administratifs.