Derrière le décès du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, battu à mort par des activistes de l’ultragauche, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon mi-février, se pose, en creux, la question de l’extrême politisation des étudiants sur les bancs des universités françaises et surtout de son expression.
« L’extrême politisation n’est en soit pas problématique tant qu’elle s’accompagne de la tolérance à admettre et à écouter d’autres opinions », pointe le sociologue Olivier Galland, spécialiste de la jeunesse. Et c’est sur cette capacité à accepter des points de vue diamétralement opposés que le bât blesse dans les rangs universitaires. « La politisation de nos étudiants devient une source de préoccupation lorsqu’elle ne respecte pas la pluralité des idées, même s’ils ne sont qu’une petite minorité à se tourner vers les extrêmes », met en avant le président d’Aix-Marseille Université, Éric Berton.
D’après l’enquête « Les étudiants d’Aix-Marseille Université et l’engagement » réalisée par la fondation Jean-Jaurès en partenariat avec l’Ifop pour Aix-Marseille Université, 8 % des étudiants se situent très à gauche, 22 % à gauche et 20 % au cen…