Des spécialistes recommandent des tests urinaires pour détecter chez les enfants des maladies rares des reins.
Gerhard Seybert / Gerhard Seybert

DÉCRYPTAGE – Une simple analyse d’urine chez l’enfant pourrait permettre de diagnostiquer, avant qu’elles ne se déclarent, des maladies rénales rares. Et, de ce fait, retarder la dialyse ou la greffe de plusieurs années.

Polykystose hépato-rénale, syndrome d’Alport, glomérulopathies… En France, les maladies rares des reins touchent moins de 5 personnes sur 10 000. Il en existe près de 700 et elles peuvent concerner tous les âges de la vie, du fœtus à l’adulte. Leur particularité : elles sont souvent silencieuses pendant de longues années, et lorsqu’elles se manifestent par des symptômes, il est trop tard : le patient se voit brusquement confronté à la dialyse et inscrit sur une liste d’attente en vue d’une greffe rénale. Des situations dramatiques qui pourraient être, en grande partie, anticipées.

La solution, préconisée par de nombreux médecins et associations de patients, est pourtant d’une simplicité désarmante. « Nous militons pour qu’une bandelette urinaire soit inscrite dans le carnet de santé de l’enfant, réalisée par le médecin traitant à 6 ans et 11 ans, en même temps que le rappel des vaccins. Elle permet de détecter la présence de protéines dans les urines, signe d’une atteinte des reins…

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Le Figaro

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