Les frappes menées par les États-Unis et Israël en Iran, suivies des ripostes de Téhéran, entraînent des perturbations significatives du transport aérien, avec des répercussions pour des centaines de milliers de passagers à travers le globe.

Publié le 01/03/2026 18:11

Mis à jour le 01/03/2026 19:43

Temps de lecture : 3min

Un Airbus A320 d'Air France. Photo d'illustration. (FRANCOIS PERROT / MAXPPP)

Un Airbus A320 d’Air France. Photo d’illustration. (FRANCOIS PERROT / MAXPPP)

Les frappes lancées samedi 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran perturbent fortement le trafic aérien mondial. Plus d’un millier de vols à travers le monde vers le Moyen-Orient ont été annulés, notamment à cause de la fermeture de plusieurs espaces aériens dans la région.

L’Iran, Israël, le Qatar, l’Irak, la Syrie et les Émirats arabes unis ont totalement fermé leur espace aérien. Sur le site de suivi des vols en temps réel, Flight radar, aucun avion ne circulait dimanche au-dessus de ces pays, les pilotes préférant contourner la zone.

Depuis samedi matin, près de 1 700 vols à destination du Moyen-Orient ont été annulés à travers le monde selon Cirium, un cabinet qui analyse les données de l’aviation. Ça correspond à un peu plus de 20% du trafic aérien dans la zone. De très nombreux vols pour quitter le Moyen-Orient sont aussi annulés.

Sur les réseaux sociaux, les messages de passagers, notamment de Français, se multiplient, expliquant être bloqués dans les aéroports. C’est le cas par exemple à Dubaï, où les débris d’un drone iranien ont provoqué un incendie tôt dimanche matin.

De leur côté, les compagnies aériennes suivent de très près la situation et elles prennent des mesures en conséquence. Air France a notamment décidé de prolonger ses annulations jusqu’à mardi inclus. Sont concernés les vols depuis et vers Tel-Aviv, Beyrouth, Dubaï et Ryad. La compagnie estime que 10 trajets ont été supprimés depuis samedi matin. Elle précise dans un communiqué que la reprise du trafic se fera en fonction de l’évolution de la situation sur place, mais que les clients peuvent annuler ou reporter leur voyage sans frais.

Selon le ministre des Transports, Philippe Tabarot, plusieurs aéroports français sont concernés par les annulations de vols ce week-end. C’est le cas de Paris-Charles de Gaulle et Orly en région parisienne, mais aussi de ceux de Nice, Lyon, Marseille ou encore Grenoble.

Les transporteurs d’autres pays ont également interrompu leurs vols vers le Moyen-Orient. La compagnie aérienne Swiss a annoncé dimanche qu’elle prolongeait la suspension de ses vols à destination et en provenance de Dubaï jusqu’au mercredi 4 mars inclus. Les vols à destination et en provenance de Tel-Aviv resteront suspendus jusqu’au dimanche 8 mars inclus, a ajouté Swiss.

Le groupe allemand Lufthansa, le plus grand au niveau européen, a supprimé ses vols vers Tel-Aviv, Beyrouth, Amman, Erbil en Irak et Téhéran jusqu’au samedi 7 mars pour l’instant. La compagnie finlandaise Finnair a, elle, suspendu ses vols vers Dubaï et Doha jusqu’à vendredi.

La compagnie à bas coût hongroise Wizz Air a suspendu « tous les vols à destination et en provenance d’Israël, de Dubaï, d’Abou Dhabi et d’Amman jusqu’au 7 mars inclus ». Les vols vers l’Arabie saoudite seront annulés jusqu’à lundi.