l’essentiel
Lors de la démonstration du Stade Toulousain contre Montauban, les internationaux français se sont particulièrement illustrés. Kalvin Gourgues a signé un retour marquant, Pierre-Louis Barassi a toujours été dans l’avancée. Seul bémol, l’entrée d’un banc plus en retrait qu’espéré.
Abondance de bien ne nuit pas pour le XV de France. Ce doit être la pensée de Fabien Galthié après avoir regardé le match entre le Stade Toulousain et l’US Montauban, qui s’est conclu par un festival offensif des triples champions de France contre le promu tarn-et-garonnais (68-13).
Le sélectionneur national, qui a aligné les Palois Brau-Boirie et Gailleton au centre du terrain contre l’Italie et le pays de Galles, aura évidemment remarqué les performances XXL de Kalvin Gourgues et de Pierre-Louis Barassi lors de la rencontre.
Une relance décisive
Le premier, pourtant replacé à l’arrière, fut décisif à deux reprises en première période. D’abord sur l’essai d’Alexandre Roumat aplati sur le dos (17e). Le joueur de 20 ans seulement profita des maladresses montalbanaises pour se mettre une première fois en évidence.
Après un dégagement manqué de Thomas Fortunel sous pression, Gourgues relança avant de signer une passe décisive au contact pour son troisième ligne (14-6).
Une feinte et un essai personnel
Deux minutes plus tard, il la joua personnelle sur une action partie d’un grattage dans les 22 stadistes. Cette fois, Pierre-Louis Barassi était à l’initiative avec une percée depuis son propre camp.
Gourgues accéléra alors dans une défense aux abois et gratifia le public d’Ernest-Wallon d’une feinte de passe sur le dernier défenseur pour aller aplatir son essai personnel, donnant déjà le point de bonus offensif à sa formation (21-6).
Le banc moins performant
Auteur d’une belle passe en tombant vissée pour Teddy Thomas (36e), Kalvin Gourgues céda sa place à la 46e minute à un… Montalbanais de naissance, Célian Pouzelgues. Il entra au même moment que Cyril Baille, Peato Mauvaka et Georges-Henri Colombe, les trois autres Toulousains appelés à rejoindre Marcoussis ce dimanche.
L’ancien Lyonnais, lui, s’est signalé, outre sa percée, par des prises de balle en perpétuelle avancée face à ses vis-à-vis. Une grosse performance dans le combat pour le centre rouge et noir.
Le cad’deb’ de Mauvaka
Le banc a sans doute moins pesé qu’espéré en seconde période. Peato Mauvaka eut même quelques incompréhensions avec son alignement en touche, perdant trois munitions. Mais il accomplit un magnifique cadrage débordement en position d’ailier à dix minutes du terme.
Georges-Henri Colombe, enfin, fut d’abord récompensé sur un bon grattage dans ses 22 (53e), provoquant la faute des soutiens tarn-et-garonnais, avant de se faire pénaliser une nouvelle fois sur un ruck (56e).