Cette « dissuasion avancée » offre la possibilité pour les alliés européens « de participer aux exercices de dissuasion française », explique Emmanuel Macron
« La dissuasion avancée est une démarche progressive. Elle offre la possibilité pour les partenaires de participer aux exercices de la dissuasion », explique le président de la République. « Elle pourra prévoir le déploiement de circonstances, d’éléments de force stratégique chez nos alliés », précise-t-il.
Huit pays européens « ont accepté » de participer à la « dissuasion avancée » proposée par la France : l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark participeront à « l’épaulement », c’est à dire à la partie conventionnel de la manœuvre.
Ces pays pourront notamment accueillir des « forces aériennes stratégiques » de l’armée de l’air française, qui pourront ainsi « se disséminer dans la profondeur du continent européen » pour « compliquer le calcul de nos adversaires », a expliqué le président français lors d’un discours consacré à la dissuasion nucléaire.
La « dissuasion avancée » pourra également impliquer du signalement, c’est-à-dire la démonstration des capacités nucléaires, « y compris au delà de nos frontières strictes », ou encore « la participation conventionnelle de forces alliées à nos activités nucléaires », a ajouté M. Macron.
« Dès cet hiver, de hauts responsables britanniques ont assisté, pour la première fois depuis l’existence de notre dissuasion, à l’un des exercices de nos forces aériennes stratégiques », fait savoir Emmanuel Macron.