À seulement 20 ans, Daphné Patois s’affirme comme une sérieuse prétendante à la victoire sur le circuit B des Fesa Cup déjà auréolée d’une belle victoire sur le KO sprint en Italie.
Pourtant, cette Chambérienne, dont les parents n’étaient pas du tout du milieu, n’était pas prédestinée à être fondeuse. Venue au préclub de La Féclaz par des amis, elle a connu le cursus classique avec dès la cinquième le Sports Études au collège de Saint-Alban-Leysse. « Au début je n’aimais pas trop ça mais j’y ai pris goût surtout qu’on avait un bon groupe de copines. » Daphné Patois a intégré ensuite les classes aménagées au lycée Louis Armand et les premiers résultats sont arrivés. « J’ai gagné une course FIS chez les U17. J’étais toujours bien placée surtout en sprint. »
« Je dois encore progresser »
Pour sa première saison chez les grandes, elle appréhendait un peu le passage à la catégorie reine, déjà heureuse d’être sélectionnée en Fesa Cup. Mais sans s’y attendre elle s’est retrouvée en finale. Et à sa grande surprise, elle a remporté l’épreuve italienne à Grasonney-Saint-Jean. « J’étais vraiment contente car le début de saison avait été un peu compliqué et cette victoire m’a fait gagner en confiance, analyse Patois. Le sprint est une affaire de mental et j’étais plus relâchée, sans trop d’attentes. »
Septième de la Coupe d’Europe de Nove Mesto (République tchèque) elle a continué à prendre de l’expérience. « Je dois encore progresser en stratégie de course et bosser la qualif’. » Un plan de travail qu’elle a en tête pour les prochaines échéances de la saison : la Samse de Prémanon, les ‘‘France’’ (individuels et clubs) et, sous réserve de sélection, la suite de la Fesa Cup.
Mais d’ici là, Patois compte poursuivre sa feuille de route sans relâche. « Je veux aussi performer en distance. Et, à terme, pourquoi pas gagner une sélection en Coupe du monde. »