À l’aide de missiles, de drones et de mines, les Iraniens menacent de bloquer le détroit stratégique par lequel transitent 20 % du pétrole mondial et 25 % du gaz.
C’est l’une de ces artères vitales du grand corps mondial, un mince passage maritime de quelques kilomètres de large. Par Ormuz, transite un cinquième du pétrole mondial. Et, à chaque embrasement de la région, le spectre du blocus ressurgit. Comme si les Iraniens en possédaient la clé et pouvaient à tout moment fermer le détroit. La bataille navale pour son contrôle a déjà commencé.
À peine la poussière des premières frappes sur Téhéran retombée, samedi, les gardiens de la révolution ont averti que cette voie était « de facto » fermée à la navigation. La Force navale de l’Union européenne (UE), qui conduit l’opération Aspides en mer Rouge, a confirmé que ceux-ci prévenaient par message radio les navires que le passage par Ormuz « n’était pas autorisé ». L’annonce a vite été plus fermement ponctuée. Au moins trois navires ont été attaqués dès dimanche aux abords du détroit, a indiqué l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
Un premier bateau a été « touché par un projectile…
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