Inondations, tempêtes, feux de forêt… La France présente des risques naturels variés. Ces dernières années, le nombre d’événements naturels très graves a sensiblement augmenté, par rapport à la période allant de 1950 à 2000. Selon le Service des données et études statistiques (SDES), qui publie un rapport, « entre 2001 et 2024, la France en a connu en moyenne quatre par an, contre un seul par an dans la seconde moitié du 20e siècle ».
Pour rappel, on parle d’événement naturel très grave lorsqu’il provoque au moins dix décès ou plus de 30 millions d’euros de dommages matériels, explique le site Notre Environnement, le portail gouvernemental sur les enjeux de l’environnement. Au niveau européen, la France est le pays le plus touché par ces événements. Entre 1900 et 2025, elle en a recensé 202, devançant l’Italie (185) et l’Espagne (122).
Comment expliquer la hausse des événements climatiques extrêmes ?
Comme l’explique le site Notre Environnement, différents facteurs peuvent expliquer cette hausse, parmi lesquels la diversité des événements, tels que les « inondations majoritaires, mais aussi les tempêtes, feux de forêt ou mouvements de terrain ».
Le site pointe aussi une « plus grande exposition des régions françaises », notamment du fait de « la construction dans les zones inondables, l’étalement urbain, l’imperméabilisation des sols ou la concentration des activités sur les littoraux accentuent l’ampleur des dommages ».
Le changement climatique joue également un rôle dans l’apparition de ces événements. « Les pluies intenses, les sécheresses ou les incendies, peuvent aussi être amplifiés par les effets du changement climatique, renforçant la fréquence ou la sévérité des épisodes », notent les auteurs.
Les inondations sont un défi majeur pour la France et sa population. En effet, selon le portail Notre Environnement, un Français sur quatre est exposé au risque d’inondation. En cause ? La présence d’environ 11 millions de logements en zones potentiellement exposées à l’inondation par débordement de cours d’eau, cela représente près de 18 millions de personnes. Les zones côtières sont également l’un des enjeux des événements climatiques majeurs. En effet, « 1,5 million de personnes sont exposées au risque d’inondation par submersion marine ».
Quels leviers pour protéger les communes ?
Face à ce défi, différents leviers sont mis en place pour anticiper ou prendre en charge les zones sinistrées. Ainsi, « près de 6 000 communes font en moyenne l’objet d’une reconnaissance d’état de catastrophe naturelle chaque année, soit environ une sur six en France », pour un coût estimé à 1,7 et 2 milliards d’euros, selon la Caisse Centrale de Réassurance. Les inondations (51,5 %) et la sécheresse (42,2 %) en représentent les neuf dixièmes.
Pour anticiper ces événements, mais aussi pour rendre les communes plus résilientes, plus de 12 500 d’entre elles sont couvertes par au moins un plan de prévention des risques naturels. « Ces documents précisent les zones où l’on peut construire, celles où des règles strictes s’appliquent et les mesures à respecter pour limiter les dégâts », notent les auteurs.