La question du respect du droit international de cette attaque est « pour les juristes », selon le nationaliste. Il a dit soutenir le droit international, mais constate qu’il ne fonctionne pas dans la pratique. Dans le cas de l’Iran, le régime avait les coudées franches grâce à son « misérable ami » siégeant au Conseil de sécurité des Nations Unies, prêt à utiliser son véto contre toute sanction, ajoute-t-il, faisant référence à la Russie.

Iran : entre la gauche et la droite belge, deux visions des relations internationales s’affrontent« La seule force brute compte »

Le ministre de la Défense adopte donc une ligne bien différente de celle affichée par son collègue du gouvernement fédéral, Frank Vandenbroucke (Vooruit). Pour rappel, le vice-Premier ministre socialiste avait qualifié de préoccupant le fait que les États-Unis n’aient pas consulté l’Union européenne avant d’attaquer l’Iran. « Malheureusement, nous ne vivons plus dans un monde où des accords internationaux sont conclus », a-t-il déclaré sur la VRT. « Ce que l’on constate actuellement, avec les États-Unis, la Russie et la Chine, c’est que nous nous dirigeons vers un monde où seule la force brute compte. C’est très mauvais pour l’Europe. »

Combien de Belges se trouvent-ils vraiment au Moyen-Orient actuellement?

Adoptant un ton plus solennel, Frank Vandenbroucke avait ensuite indiqué ne plus considérer les USA comme un pays allié. « Quand je regarde ce que veut le gouvernement américain en matière de soins de santé, je vois une menace directe pour notre système de santé européen. Ils ne veulent plus que des gouvernements forts négocient les prix des médicaments. Tout notre système de santé doit être réformé. Et si nous ne faisons pas ce qu’ils veulent, ils menacent de nous imposer des droits de douane. Ce n’est pas un allié, mais un adversaire. »