En début de matinée, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne sur les prix du gaz, a progressé de plus de 23%, après avoir bondi de plus de 33%, à 59,445 euros le mégawattheure, un niveau plus vu depuis février 2023 dans la foulée de l’envolée des prix due à la guerre en Ukraine.

Or l’Europe se trouve dans une situation délicate. « Avant même le déclenchement du conflit avec l’Iran, l’Europe était confrontée à une période de réapprovisionnement estivale particulièrement difficile », analyse Jonathan Schroer, d’UniCredit, dans les colonnes de l’AFP. « Bien que l’Europe soit moins directement exposée aux exportations de GNL qatari que la Chine et d’autres clients asiatiques », ce gel du trafic dans le détroit d’Ormuz « intensifiera la concurrence mondiale pour les flux de GNL restants », poursuit-il. 

Fin février, les stocks de gaz européens n’étaient remplis qu’à 30%, contre 62% fin février 2024, relève l’analyste.