« Dans notre malheur, on a eu beaucoup de chance », s’accordent à dire huit Finistériens de Bourg-Blanc et Plabennec, à leur arrivée à la gare de Brest, ce mardi 3 mars 2026. De retour de vacances en Thaïlande, les voyageurs ont été retardés par… la guerre au Moyen Orient.

« Au moment où nous allions prendre notre avion pour Paris depuis Abou Dhabi (Émirats arabes unis, NDLR), samedi, on a dû sortir de la salle d’embarquement. On commençait à entendre des déflagrations un peu partout et à voir des avions de chasse passer au-dessus de nos têtes », témoigne Gildas Salaun. « Certains commençaient déjà à pleurer et paniquaient en prenant conscience de la situation. »

« Quarante-huit heures d’angoisse »

Avec sa femme Laetitia, sa fille Louna et des amis, dont deux ont terminé leur périple à Paris, il est alors dirigé vers un hôtel, après la fermeture de l’aéroport, dans un car affrété par les Émirats arabes unis. « On a pu rester tous ensemble. C’est important pour le moral… On ne savait pas du tout combien de temps on allait rester », retrace le Plabennecois.

Le groupe devait prendre un avion pour Paris, samedi, à Abou Dhabi où ils ont passé 48 heures d’angoisse.Le groupe devait prendre un avion pour Paris, samedi, à Abou Dhabi où ils ont passé 48 heures d’angoisse. (Photo Manon Fontaine/Le Télégramme)

Après « quarante-huit heures d’angoisse », passées à recevoir des alertes sur leur téléphone, car des missiles étaient tirés dans leur direction, les membres de ce groupe ont finalement été reconduits à l’aéroport, lundi midi. « Le matin même, on avait vu des drones exploser au-dessus de notre hôtel », souligne Gildas Salaun. « Quand on est arrivés, il n’y avait pas un bruit. Dans cet aéroport énorme, notre avion était tout seul sur le tarmac. »

« On pense à ceux qui y sont toujours »

Tout à leur soulagement, ce mardi midi, les voyageurs ont tenu à souligner le « travail remarquable » des Émirats arabes unis. « Surtout, on pense à tous ceux qui sont toujours là-bas, notamment certains avec qui on a pu discuter », concluent-ils.