Condamné à quatre ans de prison, le rappeur verra finalement sa date de libération avancée de plusieurs semaines. Une décision liée à sa participation à un programme de réhabilitation, alors qu’il poursuit en parallèle une procédure d’appel.

Sean Combs, plus connu sous les noms de Diddy ou P. Diddy, bénéficiera d’une libération anticipée. En 2024, le rappeur avait été reconnu coupable de deux chefs d’accusation liés au transport de personnes à des fins de prostitution. Selon Page Six, sa sortie est désormais fixée au 25 avril 2028, soit environ un mois et demi plus tôt que la date initialement prévue du 4 juin 2028. Cette réduction intervient après son admission, en novembre dernier, au Residential Drug Abuse Program (RDAP), un programme fédéral de réhabilitation destiné aux détenus souffrant d’addictions, qui peut permettre un aménagement de peine.

À l’époque de son intégration au programme, un représentant de l’artiste avait assuré que ce dernier s’y investissait pleinement, selon Page Six  : «M. Combs est un participant actif du RDAP. Il est concentré sur son évolution personnelle et engagé dans un processus de changement positif». Ni son avocat ni son entourage n’ont toutefois réagi à cette nouvelle avancée de date, révélée par la presse américaine.


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Un procès en appel toujours en cours

Ce n’est pas la première fois que la date de libération de Combs est modifiée. En novembre 2025, sa peine avait été allongée, passant du 8 mai au 4 juin 2028, après plusieurs incidents disciplinaires signalés au sein du Fort Dix Federal Correctional Institute, dans le New Jersey. Selon les médias américains, il aurait notamment été sanctionné pour la consommation présumée d’alcool artisanal et pour sa participation à un appel téléphonique à trois, pratique strictement interdite en détention. Des accusations que son entourage avait partiellement contestées, invoquant notamment le secret professionnel avocat-client.

Cette libération anticipée intervient alors que Sean Combs a formellement fait appel de sa condamnation en décembre. Ses avocats réclament soit une libération immédiate, soit l’annulation de la condamnation, ou, a défaut, une réduction de peine. Dans leurs arguments, ils estiment que l’accusation n’a pas apporté de preuves suffisantes et dénoncent une peine «excessive» portant atteinte aux droits constitutionnels de leur client. Les procureurs, de leur côté, ont fermement rejeté ces demandes en février dernier.

Arrêté en septembre 2024, le producteur avait été poursuivi pour projet de racket, trafic sexuel. À l’issue d’un procès de deux mois, il a été reconnu coupable de deux chefs d’accusation liés au transport à des fins de prostitution, mais acquitté des accusations les plus lourdes. En attendant l’issue de son appel, Sean Combs restera donc incarcéré, avec désormais une perspective de sortie avancée. Un symbole, selon ses proches, d’un début de réhabilitation, mais qui continue de susciter de vives réactions dans l’opinion publique américaine.