Mohamed D. a nié les violences conjugales, mais reconnu avoir reproché à sa conjointe Nadia* de s’être maquillée pendant le Ramadan. Et cette histoire de maquillage, dessinant en creux une volonté de contrôle sur sa compagne, a interpellé la présidente Lola Vandermaesen qui devait décider du sort de ce prévenu de 38 ans, ce mercredi 25 février 2026.
Le quadragénaire sortait de garde à vue après avoir été interpellé le 20 février dernier dans le 9e arrondissement de Marseille. Ce jour-là, Nadia avait appelé la police et avait accueilli les fonctionnaires avec des marques de griffures et de coups sur le visage. Un énième épisode de violence infligé selon elle par son compagnon depuis quatre ans, qui effectuait des séjours réguliers en prison et avait fini par se convaincre qu’elle le trompait lorsqu’il était incarcéré.
Allers-retours en prison et casier chargé
Une enquête de voisinage avait confirmé l’atmosphère souvent houleuse au sein du couple et des traces de coups régulièrement visibles sur Nadia. Cette dernière avait aussi évoqué une fausse couche provoquée par les violences de son conjoint, mais les enquêteurs n’avaient pas pu en retrouver trace.
Malgré les témoignages et son ca…