Roland Lescure était l’invité du « 8h30 franceinfo », mercredi 4 mars.

Publié le 04/03/2026 09:13

Mis à jour le 04/03/2026 10:36

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Roland Lescure, ministre de l'Economie, invité sur franceinfo, le 4 mars 2026. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Roland Lescure, ministre de l’Economie, invité sur franceinfo, le 4 mars 2026. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

« Ils entendront parler de moi », prévient Roland Lescure, ministre de l’Économie, mercredi 4 mars sur franceinfo. « Je ne tolérerai pas qu’on ait des hausses de prix à la pompe qui aillent au-delà de ce que la hausse du pétrole justifie » dans le contexte de la guerre en Iran.

Le ministre annonce avoir saisi la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour multiplier les « contrôles » sur le territoire. L’objectif est de « s’assurer effectivement qu’on est sur des hausses de prix raisonnables compte tenu de la hausse du prix du baril qui, elle aussi, est aujourd’hui relativement raisonnable. Donc, pas de panique », insiste Roland Lescure.

Face à la montée des inquiétudes sur une possible flambée des prix du carburant, le ministre tient à relativiser l’impact de la situation internationale : « Évidemment qu’on comprend que, face à une hausse du prix du baril, on puisse avoir une hausse de quelques centimes du prix à la pompe, mais à ce stade, c’est tout ».

Le ministre de l’Economie a répété qu’il n’existait « aucun risque sur l’approvisionnement » en gaz et en pétrole pour la France « dans les prochaines semaines », malgré les tensions géopolitiques. « Il n’y a aucun risque, mais vraiment j’insiste, d’approvisionnement ni sur le gaz, ni sur le pétrole pour les semaines qui viennent », a déclaré le ministre. Il a toutefois ajouté qu' »évidemment, tout va dépendre de l’intensité et de la durée du conflit », soulignant la vigilance du gouvernement face à l’évolution de la situation énergétique.

Enfin, le ministre appelle les automobilistes à la prudence et au calme. « Il faut garder son sang-froid, être conscient des risques, mais en aucun cas raconter n’importe quoi ni créer des problèmes qui n’ont pas lieu d’être », prévient-il, rappelant que « la situation est normale et qu’il y a de l’essence partout ».

La ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, avait dit, elle, s’attendre à « une hausse de quelques centimes » des prix du carburant à la pompe en raison de la guerre au Moyen-Orient, tout en rassurant sur les stocks, mercredi sur BFMTV et RMC. « A court terme, on peut s’attendre à une hausse de quelques centimes, contenue et limitée », a déclaré Maud Brégeon, précisant que « pour la suite cela dépendra de l’intensité du conflit ».

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché international, gagnait 1,04% mercredi matin à 82,25 dollars. Il avait dépassé mardi 85 dollars pour la première fois depuis juillet 2024. Quant au prix à la pompe, il va frôler les 2 euros le litre dans certaines stations, selon ses prévisions.